Vaud premier pôle d’innovation

mercredi, 25.01.2017

Capital-risque. Les start-up du canton ont attiré plus de la moitié des 909 millions de francs levés en Suisse en 2016.

Piotr kaczor

Vaud et sa capitale font figure de grands gagnants de l’évolution des financements de capital-risque l’an dernier. Alors que les investissements dans les jeunes entreprises de croissance (start-up) en Suisse ont bondi en 2016 de 35%, par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 909 millions de francs, ce sont les jeunes pousses de la région lausannoise qui ont recueilli plus de la moitié (51%) de ces fonds. A la faveur du pôle de compétences constitué autour de l’Université et de l’EPFL, ainsi que le révèle le Rapport 2017 sur le capital-risque en Suisse (ou Swiss Venture Capital Report) présenté mardi à Zurich. Vaud se positionne en outre pour la première fois aussi comme le canton qui a attiré la plus grande part des investissements dans le segment des technologies de l’information et de la communication (TIC). D’autant que ce sont les start-up de ce secteur qui affichent la plus forte croissance, soit de 110% pour s’établir à 271 millions de francs. En sus de sa position de premier bénéficiaire des investissements dans les secteurs biotech, medtech ou de la santé. Longtemps perçu comme un bastion des financements dans le pôle des TIC, le canton de Zurich est toutefois chef de file dans la catégorie des startups financières ou fintech, après avoir réglé la question de l’entrave fiscale que constituait l’imposition des entrepreneurs dans ce domaine. Toutes catégories confondues, Zurich a cependant aussi été devancé l’an dernier par Genève qui a attiré près de 14% des financements dans le capital risque, étoffant le volume de ceux-ci d’un cinquième. Pour Maurice Pedergnana, le Secrétaire général de l’Association suisse des investisseurs Capital et de Financement (SECA) et Professeur à l’Université de Lucerne, «le secteur du capital-risque est devenu une classe d’actifs à part entière. Mais si l’on considère les volumes en Suisse et en Europe, environ 9 milliards d’euros investis, il y a encore un potentiel de rattrapage important au regard des 40 milliards investis dans ce domaine aux Etats-Unis». Et de prévoir: «pour renforcer notre compétitivité, nous devons augmenter de 50% les investissements dans le capital-risque dans les cinq années à venir. C’est là notre objectif». Reste que les cinq «exits» opérés l’an dernier par le biais de mises en cotation (IPO) de ces entreprises ont choisi principalement le Nasdaq pour poursuivre leur croissance. Page 4


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_2017-01-25_mer_01
 


...