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L’économie passe au second plan

jeudi, 12.01.2017

WEF. L’institution publie son Global Risk Report à quelques jours de l’ouverture de Davos Que peut-on en retenir?

Marjorie Théry

L’économie reste un facteur d’inquiétude persistant en ce début d’année: croissance atone, taux négatifs lancinants ou encore gains de productivité en berne. Pourtant, les risques économiques ne seront à priori qu’une résultante, ou un élément connecté à d’autres risques bien plus préoccupants dans le monde, d’après le World Economic Forum.

A quelques jours de l’ouverture de son sommet annuel à Davos, le WEF a publié hier la douzième édition de son «Global Risk Report». L’objectif n’étant pas de lister les risques pour l’année à venir, mais plutôt de proposer une vision sur la prochaine décennie, grâce au concours de plus de 700 experts. Une trentaine de risques sont identifiés et décortiqués sur une soixantaine pages.

La carte globale des risques a les traits d’un réseau internet: tout y est interconnecté. Et de plus en plus. Déjà dans l’édition 2007 de ce même rapport du WEF, avec Swiss RE comme strategic partner, (Zurich Insurance y apporte son soutien cette année), Jacques Aigrain, CEO de l’entreprise y déclarait : «Les risques sont souvent identifiés et traités de manière isolée. Mais dans le monde d’aujourd’hui, ils sont totalement interconnectés. Les entreprises et les gouvernements doivent adopter une approche holistique pour les appréhender, et plus un raisonnement en silo ».

Dans les premières pages de ce nouveau rapport, un tableau récapitulatif depuis 2007 justement répertorie la liste des 10 risques majeurs identifiés: cinq qui ont le plus de chances de se produire, et cinq qui auraient le plus d’impact. Pour la première fois en dix ans, aucune petite case bleue, le code couleur pour les risques économiques. Le WEF l’explique par une diminution de leur prédominance depuis la crise financière. Dans ce top 10 de 2017, c’est ainsi le vert qui domine (environnement), avec 5 places sur 10. C’est même le risque numéro un le plus probable, avec des phénomènes climatiques extrêmes. Mais aussi des catastrophes naturelles majeures, en troisième position. Les attaques terroristes de grande ampleur et les larges mouvements de migration, figurent aussi dans ce top 5 des risques les plus probables. Enfin, dans son exercice de prospective à grande échelle, le WEF accorde une place de choix à deux thèmes, eux mêmes particulièrement risqués: la 4e révolution industrielle et l’intelligence artificielle. page 7


 

 
 



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