Davantage de pragmatisme dans la gouvernance des entreprises

mercredi, 11.01.2017

Swiss Proxy Advisor à Zurich (Swipra) précise la doctrine en vue des assemblées générales de ces prochains mois.

Philippe rey

Les droits de vote des actionnaires doivent être guidés par l’augmentation à long terme de la valeur des entreprises. En fonction de critères économiques et empiriques et à l’avantage des différentes parties prenantes (stakeholder). C’est ce qui ressort d’une enquête diffusée hier par Swiss Proxy Advisor (Swipra) à Zurich, dont les objectifs sont à peu près ceux d’Ethos à Genève.  

Cette approche requiert un certain pragmatisme, en ce qui concerne la composition des conseils d’administration et de ses comités en particulier.

L’autonomie dans les prises de décision est fondamentale; mais n’exclut pas la présence d’un directeur général (CEO) comme administrateur. Les critères de sélection du conseil doivent se baser sur une combinaison des  compétences, des capacités, de l’expérience et sans doute du caractère qui n’ont rien à voir avec des critères étriqués portant sur l’âge limite, la durée du mandat, etc.

Un processus de rotation, un équilibrage, dans le conseil sont souhaitables en fonction de l’environnement de marché et des adaptations nécessaires de stratégie. Swipra mettra en particulier l’accent sur une discussion relative à ce processus de rotation lors la saison 2017 des AG.  

Les facteurs de détermination de la valeur doivent être mieux expliqués ainsi que le lien entre la rémunération des dirigeants et la performance réelle d’une entreprise (pay-for-performance). Il existe un manque de transparence sur ce plan ainsi que des divergences d’opinion entre les investisseurs et les entreprises.         L’enquête montre que plus de la moitié des investisseurs institutionnels sont prêts à refuser les montants proposés en matière de rémunération si ceux-ci sont excessifs.

Le processus de création de valeur d’une entreprise inclut la responsabilité sociale. Une communication crédible est aussi nécessaire  à ce sujet. Finalement,  une politique pérenne de rémunération des actionnaires s’avère également primordiale. Elle doit reposer sur la réelle capacité bénéficiaire de l’entreprise et non être financée par des capitaux étrangers. page 4


 

 
 



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