Le capital propre une nouvelle fois menacé

mercredi, 11.01.2017

Banques. Une norme IFRS entrant en vigueur en 2018 change la manière de provisionner les prêts en souffrance.

Les exigences censées renforcer la capacité de résistance des banques en cas de crise majeure continuent d’augmenter. Quitte à atteindre un niveau supérieur à celui nécessaire pour remplir cet objectif. Ce scénario devient d’autant plus probable si les efforts des différents régulateurs ne sont pas coordonnés. C’est l’impression que laisse une note récente de l’équipe d’analystes de Barclays examinant en profondeur l’impact de la norme IFRS9 entrant en vigueur au début de l’année prochaine. Selon celle-ci, les banques n’auront plus le droit de répartir les charges potentielles liées à des pertes engendrées par des prêts sur plusieurs exercices. Elles devront les comptabiliser dans leur totalité au début d’une période de récession. L’impact négatif maximal sur la couverture en capital propre peut atteindre plusieurs points de pourcentage. Après la mise en conformité avec les normes du comité de Bâle passant souvent par des augmentations de capital, certaines banques risquent ainsi d’être contraintes à prendre de nouvelles mesures. Cependant, cela semble n’être le cas ni pour Credit Suisse, ni pour UBS, qui comptent parmi les banques les mieux positionnées pour ce scénario, selon les calculs effectués par Barclays. page 4    


 

 
 



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