Le rattrapage se poursuit après le retournement de novembre

mercredi, 04.01.2017

Banques. Le sous-indice sectoriel SPI Banques a bondi de près de 4,4% à la réouverture du marché suisse mardi.

Piotr Kaczor

La performance négative de 15% en moyenne subie l’an dernier par les valeurs bancaires suisses avait déjà été nettement atténuée par le rebond de près de 20% enregistré au cours du dernier trimestre 2016. Y compris ceux de 17% et 12% pour les groupes UBS et Credit Suisse. Malgré des prises de bénéfices en décembre. Cette reprise des valeurs bancaires est-elle appelée à se poursuivre au premier trimestre de cette année?

La réouverture des marchés hier donne clairement cette impression. Particulièrement en verve, Credit Suisse, Julius Bär et UBS ont clôturé avec des hausses respectives de 6,2%, 5,2% et 4,4%. Malgré l’anticipation par la recherche de Vontobel d’une perte nette pour CS Group sur l’exercice 2016.

Bon nombre de stratégies d’investissement ont résolument placé les valeurs bancaires dans leurs favoris cette année. Ils avaient cependant bien moins hâte de mettre en évidence les titres les plus prometteurs à cet égard, se contentant de privilégier par exemple les valeurs jugées de qualité. Critère mesuré à l’aune – nécessaire mais non suffisante – de la dotation en capital propre. Ainsi que le relève le soulagement provoqué par l’accord conclu juste avant Noël par Credit Suisse Group avec les autorités judiciaires des Etats-Unis. Aux termes duquel la banque a accepté de payer une amende de 2,48 milliards de dollars et des dédommagements étalés sur cinq ans.

Une sanction financière lourde mais jugée finalement supportable au regard du montant maximal articulé avant l’accord, et qui aurait compromis l’objectif de dotation selon Bâle 3 (fixé pour 2018). Ces lourdes amendes successives ou potentielles (liées en l’occurrence à une crise financière qui a éclaté il y a dix ans) entravent le déploiement sur le long terme des établissements concernés.

Reste que la perspective d’une lente remontée des taux d’intérêt est propice au secteur et de nature à justifier des valorisations supérieures en termes de multiples souvent nettement inférieurs à la valeur des capitaux propres (price/book).


 

 
 



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