Les objectifs de la Suisse dans la gestion d’actifs se rapprochent

mercredi, 14.12.2016

L’alternative ou complément volontariste et proclamé au wealth management fait plutôt bonne figure actuellement.

Piotr kaczor

Même sur une période de six ou neuf mois, les flux nets de fonds des gestionnaires d’actifs en Suisse - ou des unités d’asset management des grandes banques - évoluent de manière nettement plus volatile que dans la gestion privée. Une volatilité qui se déploie toutefois dans une zone positive dès lors que l’on dépasse l’horizon trimestriel. Du moins si l’on se réfère aux asset managers suisses cotés sur SIX ou aux unités de gestion d’actifs des banques.

Le groupe Bellevue, qui a communiqué des chiffres hier,  illustre même l’impact positif sur la rentabilité d’une focalisation sur l’asset management. Le bénéfice avant impôt de ce métier est certes en passe de reculer cette année, il n’en permet pas moins au groupe, pénalisé par un correctif de valeur sur la banque, d’enregistrer un résultat résolument positif.

Effet comparable du côté de Vontobel, qui a dû gérer cette année des reflux de fonds dans l’asset management à la suite du départ d’une star de la gestion  aux Etats-Unis. Le métier n’en délivrait pas moins les deux tiers du bénéfice du groupe au premier semestre, pour moins d’un dixième des fonds propres.

Les comparaisons de performances ne peuvent être établies qu’avec circonspection, étant influencées de manière disparate par les variations des périmètres d’activités et par l’exposition aux différentes classes d’actifs ou monnaies.

Alors que Partners Group fait figure de modèle avec des évolutions positives continues tant au niveau des afflux de fonds que du bénéfice (+18% au premier semestre).

Métier rentable aussi pour les grandes banques, même s’il n’est  plus couvert que par quelques pages dans les rapports annuels qui en comptent des centaines. Si l’asset management n’a généré que 12% du bénéfice d’UBS sur neuf mois, c’est en mobilisant moins de 3% des fonds propres du groupe. A l’heure où la volatilité des marchés et la reflation semblent motiver la gestion active, ce métier ne devrait pas rester le parent pauvre lors de l’allocation des ressources. page 7






 
 

AGEFI




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