Le jeu des grands écarts dans un marché globalement en recul

lundi, 12.12.2016

Actions suisses. Certaines hausses en 2016 étaient difficilement prévisibles. Le potentiel réside du côté des baisses.

Philippe Rey

Le marché suisse des actions subira probablement  une année de baisse, en 2016, au vu de l’évolution des indices SMI, SPI et SLI. Confirmant le fait qu’il y a toujours une régression vers la moyenne  des indices après des années de forte progression qui sont sensiblement au-dessus de la moyenne historique (entre 7% à 8% en termes nominaux). Un recul normal du marché n’empêche évidemment pas une dichotomie: d’un côté des fortes hausses, de l’autre des replis sensibles.

On a été gâté en 2016 à ce sujet ! En effet, les gains de plus de 20% ont été relativement nombreux. Dont certains étaient difficilement prévisibles! Prenons par exemple Looser Holding (plus de 150%, suite à l’offre publique d’acquisition d’AFG Arbonia-Forster), Dottikon ES (plus de 100%) ou bien  encore Hochdorf Holding (avec près de 90% de hausse), VAT Group (qui a moins d’un an d’existence en bourse puisque son IPO a eu lieu en avril dernier) et Actelion (plus de 50% suite à l’intérêt manifesté par Johnson & Johnson). Il est très peu probable que la valeur réelle de ces entreprises ait autant varié!

Personne n’avait prédit au début du mois de janvier de telles appréciations de capital. Certes, il faut toujours voir de quel niveau vient une action qui a grimpé fortement. Dans la plupart des cas, c’est après une grande baisse ou une longue stagnation boursière. Il s’agit souvent d’une renaissance sur le plan boursier. Logitech en est une illustration.

A l’inverse, plusieurs sociétés ont connu cette année une baisse aussi peu prévisible, du moins dans son ampleur: Leonteq (qui a chuté de plus de 60%), après avoir été une valeur star du marché, ainsi que celles des grands blue chips de la pharma comme Novartis et Roche, qui ont reculé d’environ 18%. Sans oublier diverses valeurs biotech, dont Basilea, Molecular Partners et Santhera Pharma, s’agissant du secteur de la santé. Quelques  banques ont particulièrement souffert: Credit Suisse Group et EFG International, qui ont cependant beaucoup monté ces derniers jours. Leur baisse respective avoisine 25% et 40%.


 

 
 

 
 

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