Hantise très stable et paradoxale

jeudi, 01.12.2016

Sondages. Thème dominant du Baromètre des préoccupations publié par Credit Suisse depuis... quarante ans.

Piotr kaczor

Credit Suisse sonde depuis 40 ans l’état d’esprit de la population suisse par le biais d’un sondage (mené initialement par Isopublic) centré sur les préoccupations majeures des Suisses et les caractéristiques qui forgent l’identité du pays.

«Une idée visionnaire » pour le politologue Lukas Golder, codirecteur de gfs.bern qui conduit l’étude depuis 1995. La banque profite de cet anniversaire pour porter un regard rétrospectif et analytique sur les changements majeurs intervenus durant ces quatre décennies. D’autant que l’enquête a peu évolué dans ses grandes lignes. Un millier de personnes environ sont sélectionnées selon des critères de représentativité et interrogées en personne. Si le thème du chômage représentait en 1976 déjà la préoccupation majeure des Suisses, comme c’est le cas cette année (avec le chômage des jeunes) et depuis plus de dix ans, les autres motifs d’anxiété ont changé - hormis la prévoyance et l’immigration - si l’on se limite aux dix thèmes dominants.

«Si par le passé, les préoccupations étaient dominées par deux ou trois thèmes principaux cités par la majeure partie des sondés, on observe une hétérogénéité grandissante dans la population, davantage centrée sur ses propres inquiétudes» analysait René Buholzer, responsable des  Public Policy Sustainable Affairs de Credit Suisse hier devant la presse et les médias à Zurich. Alors que le taux de chômage en Suisse n’a jamais été élevé en comparaison internationale, ce souci constant explique-t-il la meilleure performance du pays à cet égard? Ou reflète-t-il la fragilité d’une telle performance? Comme pour conjurer le mauvais sort... page 3


 

 
 



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