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Les Etats-Unis ont renoncé au contrôle d’internet dans le monde

jeudi, 01.12.2016

ICANN. L’organisme basé en Californie et qui attribue les adresses a adopté un plan pour accéder à l’indépendance

C’est une révolution qui s’annonce. Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann) a pris son indépendance par rapport à l’administration américaine. Autrement dit l’organisme qui gère et attribue les adresses internet dans le monde n’a plus de lien de dépendance avec les Etats-Unis et est doté d’une direction pluripartite.

Les adresses sont au cœur du fonctionnement d’Internet. C’est l’Icann qui intervient au niveau mondial pour les allouer, attribuer les identificateurs de protocole (IP) et gérer le système de noms de domaine de premier niveau. Sans ces adresses et un système de vérification pour qu’elles soient uniques, impossible d’accéder à un site, de lire ses e-mails.

Cet organisme a été créé en 1998 au terme de négociations menées par le vice-président américain Al Gore. Sa compétence est mondiale, ce qui a toujours été contesté, et ses décisions s’imposent de fait alors qu’elle sont de droit californien. Soumises de ce fait au procureur général de Californie. Relevant en dernière instance du Département du Commerce des Etats-Unis.

En 2013, l’affaire Snowden a mis en évidence la surveillance généralisée des réseaux. Elle a du même coup mis à mal la position américaine. Sous la pression internationale, les Etats-Unis ont accepté de se désengager du contrôle de l’Icann, sous réserve qu’un nouveau dispositif de surveillance soit mis en place. Ils ont laissé expirer à la date du 1er octobre dernier le contrat qui les liait.

L’élection surprise de Donald Trump ne devrait pas modifier  cet état de fait. Même si, dans un billet publié fin septembre, le futur président avait critiqué Barack Obama pour sa décision «de céder le contrôle américain sur Internet à des puissances étrangères», à commencer par des Etats comme la Chine et la Russie, qui sont des rivaux stratégiques.

Que prévoit la charte? Le nouveau modèle, dit «multipartite», donne un rôle à toute une série de groupes d’intérêts comme des universitaires, des entreprises, des experts techniques ou des gouvernements, faisant de l’Icann «une entité dont personne ne peut avoir le contrôle», assure sont président, le Suédois Goran Marby. page 21


 

 
 



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