Le nucléaire obtient encore un sursis

mardi, 29.11.2016

vote. 30 ans après Tchernobyl et 5 ans après Fukushima, le nucléaire est condamné. Mais pas encore en Suisse.

Si les résultats dans certains cantons romands sont réjouissants avec une acceptation nette de l’initiative pour la sortie du nucléaire d’ici à 2029 (OUI dans les cantons de Vaud, Neuchâtel, Jura et Genève), le refus est malheureusement net au niveau national où l’initiative a rencontré l’opposition du peuple et des cantons.

Cet échec vient sans doute en partie du fait que la sortie «à terme» du nucléaire a été donnée comme un acquis, y compris par les opposant•e•s à l’initiative. Mais le «terme» en question et sa fixation plus ou moins lointaine peut faire la différence, littéralement vitale, entre une sortie planifiée du nucléaire et une sortie catastrophique par la voie d’un tCHernobyl helvétique dont chaque jour d’activité des centrales les plus vieilles du monde augmente la probabilité.

Des leçons devront être tirées de cet échec, mais il faudra à l’évidence remettre en cause une campagne un peu trop atone de la part des partisans du OUI. Cette campagne, face à la puissance du lobby nucléaire et du Conseil fédéral aligné sur celui-ci, n’a pas su mettre suffisamment en évidence le risque réel d’un accident majeur 30 ans après Tchernobyl et 5 ans après Fukushima, catastrophes dont les conséquences humaines, écologiques, sanitaires et financières continuent de se faire ressentir. Elle n’a pas non plus su thématiser de manière claire le problème lancinant des déchets radioactifs produits chaque jour par nos réacteurs.

Face à ce résultat, une relance du mouvement antinucléaire sur le terrain s’impose. Nous en serons et nous maintiendrons notre engagement pour une sortie la plus rapide possible du nucléaire.– (SolidaritéS)


 

 
 



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