André Kudelski. Keynote speaker en fin de semaine dernière lors d’un débat pour le moins édifiant à Lausanne" name="description"/>
 

Cyberlibertés versus cybersécurité

mardi, 29.11.2016

André Kudelski. Keynote speaker en fin de semaine dernière lors d’un débat pour le moins édifiant à Lausanne

Cerise Drompt

André Kudelski, actionnaire de référence et président exécutif du groupe coté Nagra Kudelski à Lausanne-Cheseaux. Actif à l’échelle globale dans les systèmes de cryptage pour la télévision, en phase de diversification-réorientation dans la cybersécurité en un sens plus général. Division en voie d’ailleurs de délocalisation dans l’Arizona. On comprend tout de suite que cette personnalité figurait en tête des invités de l’Académie Suisse des sciences techniques (Satw) pour débattre avec d’autres pointures du cyberespace. De ses limites par rapport à la liberté et la sécurité. C’était à Lausanne en fin de semaine dernière.  

Il est surtout ressorti de ces vifs débats - et tout le monde semblait d’accord sur ce point - que la régulation est trop rigide en Suisse. Les législations ralentissent l’investigation en cas de vol de données. Trop de fraudes sont commises, trop peu sont sanctionnées. «Il est essentiel de comprendre que nous ne pouvons pas nous contenter de mesures statiques dans un univers aussi dynamique que le cyberespace, a lancé Kudelski. Il nous faut vraiment progresser dans la souplesse.» La Suisse ne manque certainement pas de moyens techniques. Il y a pourtant une sorte de candeur dans un environnement juridique non adapté. Difficile dans ces conditions de protéger efficacement un territoire contre des cyberattaques sophistiquées. Gilles Gravier, consultant pour Wipro, Fathi Derder, conseiller national libéral-radical, le professeur Jacques Werra (Genève), la professeure Solange Ghernaouti (Lausanne), Alain Volery (Police cantonale vaudoise) n’étaient guère éloignés sur le diagnostic. suite page 6


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_2016-11-29_mar_01
 

...