L’avenir de la prise en soins: la prévention

vendredi, 25.11.2016

santé. «Qui s’occupera de mon chien?», «Je suis encore capable de cuisiner moi-même», «Les discussions quotidiennes avec les voisins vont me manquer», les personnes qui deviennent dépendantes aux soins sont également confrontées à ces questions.

Aussi divers que soient les cas concrets, ils cachent toujours le même besoin: pouvoir vivre de manière aussi indépendante que possible dans un environnement familier même en cas de besoin d’assistance ou de soins. Satisfaire à ce besoin requiert des offres aussi diversifiées que les personnes le sont elles-mêmes.

Une offre adaptée doit être disponible pour chaque situation de départ.

Structures d’accueil de jour pour soulager les proches soignants, prestations de soins à domicile, logements adaptés aux personnes âgées avec des prestations pouvant au besoin être acquises de manière ciblée, offres locales destinées aux centres pour personnes âgées et places dans un home médicalisé permettant de maintenir les contacts sociaux existants.

Cette diversité de l’offre fait sens non seulement dans la perspective des besoins individuels et des préférences personnelles, mais également du point de vue de la société et de l’économie.Le nombre de personnes qui dépendent de soins et d’assistance continuera de progresser fortement dans les 20 prochaines années.

S’ensuivra une augmentation des coûts.

Afin d’atténuer la hausse des coûts, il apparaît plus que jamais nécessaire que soient favorisés les fournisseurs de prestations capables de fournir un service au niveau de qualité requis de la manière la plus efficace.

Par ailleurs, conformément à la stratégie «soins ambulatoires avant soins stationnaires», il convient d’empêcher que par manque d’alternatives, des personnes avec des besoins de soins faibles voire inexistants soient traitées dans des homes médicalisés. En même temps, il est nécessaire d’investir dans le domaine de la prévention. Cela permet d’éviter ou de retarder les besoins en soins.

Dans ce contexte, l’encouragement de l’activité physique, d’une alimentation saine et de la santé mentale constituent des facteurs décisifs. Ils réduisent non seulement le risque de maladie mais améliorent aussi la qualité de vie.

Une telle évolution implique que les offres de prestations soient coordonnées de manière optimale au niveau local afin d’offrir ensemble des solutions «sur mesure». Les communes sont tout particulièrement prédestinées à prendre en charge une fonction de coordination dans ce travail. Elles se trouvent au contact immédiat de l’action, ressentent directement les besoins de la population et connaissent les fournisseurs de prestations et structures de soins locaux.

Cela signifie également que toutes les communes ne doivent pas proposer l’ensemble des prestations. – (Union des villes suisses) 


 

 
 



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