La prime ou la décote injustifiée

mardi, 22.11.2016

Lindt & Sprüngli. Contrairement à Schindler ou Roche le bon affiche un discount de 15% sur l’action nominative.

Philippe rey

Lindt & Sprüngli est l’une des sociétés les plus chères sur Swiss Exchange en termes de multiples de valorisation. Sous la férule d’Ernst Tanner, CEO jusqu’à la fin septembre et président exécutif du conseil d’administration, ce leader mondial de l’industrie du chocolat dans le segment premium avec la marque Lindt a accompli en bourse un track record de 1994 à aujourd’hui que l’on peut qualifier de fantastique. Grâce à la combinaison d’une forte croissance des bénéfices et de ratios de valorisation constamment hauts.

Ce cas est non seulement singulier au plan des performances opérationnelle, financière et boursière, mais aussi s’agissant d’une décote d’environ 15% du bon de participation par rapport à l’action nominative ou, inversement, d’une prime de 17% de cette dernière sur le premier. Certes, le bon n’a pas de droit de vote contrairement à l’action. Néanmoins, un tel écart n’est pas justifié compte tenu du fait que ces deux titres ont les mêmes droits patrimoniaux en proportion (la valeur nominale de l’action est de 100 francs et celle du bon 10 francs). On le voit d’ailleurs avec l’action nominative  Schindler qui se négocie sur le marché légèrement en dessous du bon (du fait d’une meilleure liquidité de ce dernier) ou le bon de jouissance Roche Holding, dont le prix s’avère très légèrement inférieur à celui de l’action au porteur.

Si les dirigeants d’une entreprise sont excellents, ce qui se vérifie avec Lindt &Sprüngli, le droit de vote joue un rôle nettement moins important que le droit patrimonial. Une voix est surtout utile lorsqu’une société connaît  des problèmes. suite page 3


 

 
 



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