Fiscalité spécialement écrasante

mercredi, 19.10.2016

Genève/Vaud. L’impôt sur les personnes physiques est critiqué à Genève alors qu’une analyse s’impose s’agissant Vaud.

Christian Affolter

Les chambres de commerce et d’industrie des cantons de Vaud  (CVCI) et de Genève (CCIG) se sont toutes deux intéressées à la fiscalité locale, avec deux présentations en l’espace d’une semaine. L’étude commentée hier à Genève consacre un important chapitre à l’imposition des personnes physiques, suggérant en particulier qu’il est crucial pour le canton d’attirer davantage de grands contribuables grâce à une fiscalité plus modérée qu’actuellement. Impossible d’affirmer que cet argument est  totalement dénué de sens.

Zoug se contente d’une moitié de revenus fiscaux, ou même moins pour toutes les tranches de revenus bruts supérieures à 100.000 francs.  Quel que soit le statut, Zurich exige moins des mariés sans enfant dès 125.000 francs, le seuil pour les couples avec deux enfants se situant à 150.000 francs (50.000  seulement pour les couples non mariés). Mais la charge fiscale est systématiquement plus élevée à Lausanne qu’à Genève dès que le seuil d’assujettissement a été franchi. Jusqu’à un revenu brut de 1 million de francs (exception: célibataires, pour cette dernière tranche).

Il n’est pas faux non plus d’affirmer qu’avec Bâle-Campagne (ainsi que Berne et Jura pour les mariés), Genève et Vaud sont les cantons ponctionnant le plus sèchement les très hauts revenus (500.000 francs et plus).

Que la CCIG ait identifié ici un besoin d’action est par conséquent plutôt positif. C’est pourtant bien l’imposition des personnes physiques du canton de Vaud qui mérite une analyse encore plus critique, en comparaison aussi avec ce qui a été mis en place à Genève par la dernière réforme, la LIPP en 2010. page 8


 

 
 



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