Les infrastructures refont envie

mardi, 18.10.2016

Relance. Le besoin de rattrapage pourrait être réalisé grâce au nouvel intérêt des gouvernements et investisseurs.

Christian Affolter

Les infrastructures pourraient vivre un âge d’or sans précédent. Les collectivités publiques prennent conscience du besoin de rattrapage comme du potentiel de relance que représentent ces investissements. Voilà qui intéresse tout particulièrement en raison des mesures des banques centrales arrivées au bout de leur efficacité. Un stimulateur d’activité d’autant plus puissant qu’il améliore l’efficacité, et donc la productivité, combiné à une durée d’exploitation qui atteint habituellement plusieurs décennies. Si l’infrastructure au sens classique a été considérée pendant longtemps comme un domaine réservé aux gouvernements (probablement aussi en raison de l’importance stratégique de certaines installations), les partenariats public-privé (PPP) sont aujourd’hui en train de se multiplier, avec une grande variété de modalités. Une tendance initiée par des gouvernements qui ont procédé à des privatisations d’infrastructures publiques, mais qui va aujourd’hui au-delà de ce modèle. Les conditions semblent enfin réunies pour que le besoin de rattrapage avéré depuis la première vague de création de véhicules de placement en infrastructures dans l’après-crise financière, en 2007/2008, puisse être assouvi près de dix ans plus tard.

Du côté des investisseurs, les possibilités se sont multipliées également, surtout à l’échelle internationale. En Suisse, elles se manifestent par exemple au niveau des participations dans le réseau de transport haute tension (une minorité de 49% de BKW Netzbeteiligungs ayant acquis la part d’Alpiq dans Swissgrid appartient au fonds CSF Infrastructures énergétiques Suisse). suite page 11


 

 
 

 
 

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