Nouveaux profils de l’offshore

lundi, 17.10.2016

Piotr Kaczor

Le rapport annuel sur les grandes fortunes d’Asie-Pacifique que vient de publier Capgemini, en complément de son grand survol mondial présenté en juin, donne cette fois un éclairage assez différent. Sur demande de l’actualité devrait -on dire.

Les acquisitions trop agressives d’actifs à gérer dans cette grande région du monde, ou soumises à des  contrôles internes défaillants génèrent automatiquement le risque de se retrouver avec des avoirs de piètre qualité. Ou d’être impliqué dans des opérations de blanchiment, comme l’ont illustré quelques cas récents liés au scandale du fonds souverain malaisien 1MDB.

Ce risque spécifique doit être sérieusement pris en compte (ce que bien des banques ont d’ailleurs compris), même si l’on sait pertinemment que le comportement illégal vient normalement du client et non de la banque.  

C’est ce que précisait aussi la semaine dernière Mark Branson, directeur de la Finma, dans un autre contexte. D’où l’exigence de connaître particulièrement bien les clients. En particulier dans la gestion onshore, en plein développement.

L’Asie-Pacifique (sans le Japon) compte pourtant cinq des six Etats dans lesquels la clientèle est la plus portée à détenir des investissements à l’étranger, que ce soit l’Indonésie (87,3%), la Chine (74,6%), l’Inde (73,5%), la Malaisie (67,4%), mais aussi Hongkong (65,4%) et Singapour (59,8%). En raison principalement des préoccupations suscitées par les environnements domestiques.

Les grandes fortunes asiatiques ont toutefois moins tendance à recourir à des   wealth managers qu’ils perçoivent comme  traditionnels. Les banques se sont par exemple vues confier moins d’un tiers des avoirs de la région au premier trimestre de cette année. Compte tenu également d’une préférence générale  pour les liquidités et les comptes bancaires.

Contrairement aux autres grandes zones géographiques, la clientèle asiatique accorde la plus haute importance aux services de gestion d’investissements orientés sur la croissance. En lien avec un plannig financier guidé par des objectifs.

Elle se caractérise enfin par une propension deux fois plus élevée à changer de banque si les prestations de technologie numérique ne sont pas à la hauteur ou manquent de perspective.n


 

 
 

 
 

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