Un Swiss Bloomberg Day pour accompagner la nouvelle phase

jeudi, 13.10.2016

Il devrait être annuel et peut être interprété comme un signe d’intérêt dans le monde pour l’avenir de la place financière.

Piotr kaczor

«Si nous voulons réellement renforcer notre position au plan global, nous ne pouvons pas simplement attendre de voir des affaires quitter Londres pour la Suisse. Ce qui risque de ne pas advenir en raison des questions liées au passeport (européen). Pour attirer des affaires en Suisse, nous devons aiguiser notre compétitivité.»

Jörg Gasser, dixit Secrétaire d’Etat aux questions financières internationales (SFI), admettant la nécessité d’optimiser le cadre légal et réglementaire. C’était hier à Zurich, au premier Swiss Bloomberg Day. L’agence d’information financière a l’intention de renouveler l’événement chaque année (sans préciser à ce stade s’il aurait lieu chaque fois à Zurich).

Bien des participants ont d’ailleurs estimé qu’il fallait y voir aussi l’intérêt que revêt dans le monde l’évolution de la place financière suisse. Depuis l’originalité des contextes macroéconomiques et institutionnels jusqu’à la mue du secteur bancaire.

Le déclin de la place financière de Genève (L’Agefi de mercredi) a beaucoup été évoqué dans les travées. Il représente évidemment l’un des nombreux défis à relever.  Jörg Gasser a insisté sur le rôle clé de la question de l’accès aux marchés financiers étrangers (pas seulement européen), objectif prioritaire du Conseil fédéral. D’autant que, malgré la transition vers un régime de transparence avec les Etats tiers et l’abolition de la tradition du secret bancaire fiscal, le secteur financier reste vigoureux dans son ensemble. Avec un rang toujours envié et disputé  de chef de file dans la gestion privée transfrontalière (plus d’un quart du marché). Le fait que les sorties de fonds vers certains marchés européens se trouve atténuées ou compensées par des afflux en provenance d’Orient ou d’Asie est revenu à plusieurs reprises. Jörg Gasser est d’autant plus confiant de voir la Suisse défendre, voire étendre ses positions qu’elle est aujourd’hui moins vulnérable aux pressions internationales.

Fritz Zurbrügg, vice-président de la direction générale de la Banque Nationale (BNS) était le premier orateur invité. page 3


 

 
 



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