La banque de transaction n’est apparemment pas qu’une lubie

mardi, 11.10.2016

L’idée que SIX offre une plateforme de trafic de paiements pour les banques en Suisse circulait déjà dans les travées.

Piotr kaczor

Les pressions sont considérables sur la rentabilité des établissements et groupes bancaires. Une «banque» de transaction dans le groupe SIX, exploitant du marché suisse des actions, des services partagés (shared back office center) serait dans l’intérêt de toutes les banques. Y compris des plus petites, qui y trouveraient aussi le moyen de réduire leur base de coûts. Il n’y a d’ailleurs pas que SIX. Postfinance pourrait jouer un rôle un peu comparable.

Les déclarations d’Urs Rüegsegger, CEO de SIX, dans la presse du dimanche, ont produit leur effet. Ils mettaient en évidence  l’avantage des volumes gigantesques d’UBS par exemple. Contacté hier, Swissbanking abondait dans ce sens. Estimant qu’il en allait de l’intérêt de la place financière à long terme. Reconnaissant toutefois (comme Rüegsegger) la complexité du projet. L’émergence de cette banque de transaction aurait aussi pour inconvénient, à court terme, des problèmes d’amortissement des systèmes IT actuels.

A l’Union des banques cantonales (UBCS), les avis semblent plus  partagés. Entre établissements de plus grande taille en particulier, qui auraient intérêt au développement d’une telle solution, et les autres.

Une plateforme commune pour les transactions permettrait aux banques de se focaliser sur leur métier en un sens plus commercial. En externalisant les fonctions de plus en plus indifférenciées que deviennent certains services, ou le trafic des paiements. Mais aussi les services liés à la mise en conformité légale et réglementaire (compliance).

La beauté du projet semble surtout résider dans le fait que les fonctions externalisées le seraient dans une entreprise suisse, comme le souligne le directeur adjoint Thomas Sutter à SwissBanking. De nouveaux opérateurs à l’international ne sont-ils pas en mesure de reprendre des fonctions externalisées par des banques confrontées à une érosion de leurs marges? C’est un peu ce que fait déjà CA Indosuez dans son centre des hauts de Lausanne.  

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