La révolution ne fait que débuter

lundi, 10.10.2016

Ou pourquoi les technologies vont faire évoluer la mobilité urbaine dans un sens bien plus juste et surtout efficace.

Travis Kalanick*

Imaginez que nous puissions repenser et redessiner le transport urbain depuis le début. A quoi cela pourrait ressembler? Certainement pas à ce que nous connaissons aujourd’hui.

Pour commencer, personne ne penserait à un système où les transports coûtent des dizaines de milliers d’euros et restent inactifs 96% du temps. C’est pourtant vrai: les voitures sont utilisées seulement 4% de la journée et représentent l’un des premiers investissements d’une famille. C’est là que commence le gâchis. Chaque semaine, les gens passent des heures assis derrière le volant de leur voiture. En Europe, la congestion causée par cette utilisation individuelle de la voiture coûte 100 milliards d’euros chaque année.

La bonne nouvelle: il y a une alternative à ce monde qui ressemble à un parking géant et qui ne connait que les embouteillages. Les nouvelles technologies – des smartphones aux voitures autonomes – nous ont donné l’opportunité d’accéder à une mobilité urbaine plus juste pour les générations futures. Il n’y a pas besoin de tout recommencer. Nous avons simplement à repenser notre manière d’utiliser les ressources qui existent aujourd’hui dans toutes les villes du monde.

Oui, je parle des voitures, des transports en commun, des vélos et même de nos pieds. Des études ont montré que les modes de transport se complètent très bien entre eux. Les personnes qui utilisent des applications pour partager les trajets comme Uber sont moins susceptibles de posséder une voiture et plus susceptibles d’utiliser des vélos et les transports en commun. suite page 2

* Créateur et CEO d’Uber


 

 
 

 
 

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