La liberté d’innover en sécurité

jeudi, 22.09.2016

La Finma révise le cadre applicable aux fintechs. Renouveau réglementaire incontournable pour promouvoir la croissance.

Florence Anglès*

La fin des accords de Bretton Woods en 1971 marque le début d’un long processus de libéralisation et de globalisation financières. Le système financier n’a cessé de se transformer au gré de l’innovation pour permettre aux banques d’améliorer leur profitabilité et leur part de marché. L’innovation, source de progrès social, n’en demeure pas moins une activité risquée, qu’il convient de bien savoir gérer au risque de nourrir l’instabilité. L’histoire de ces trente dernières années sert de témoignage des effets néfastes d’une innovation financière débridée. Face à cette menace, un garde-fou s’avère nécessaire: la réglementation.

Le système bancaire est un des piliers de l’économie réelle: il assure le financement des particuliers et des entreprises. Toutefois, les risques de nature multiple, nichés au cœur de son activité, sont source d’instabilité lorsqu’ils sont sous-estimés ou gérés de manière inadaptée.

Soucieuses d’instaurer un niveau élevé de sécurité, les autorités de contrôle nationales et internationales ont développé un cadre réglementaire visant à s’assurer que les banques mettent en place un dispositif adapté de gestion des risques. Les règles prudentielles ont évolué au fur et à mesure des crises financières passées afin de tenir compte de l’environnement économique et financier en perpétuelle évolution. Depuis 1988, les régulateurs n’ont cessé de revoir leurs copies afin de tenter de déjouer avec un succès parfois mitigé les stratégies de contournement mises en place par les banques au travers de produits dits innovants. suite page 11

* Reyl & Cie à Genève


 

 
 



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