SSR, de la théorie… à la pratique

mercredi, 21.09.2016

L’audiovisuel public n’est ni le problème ni la solution de la presse écrite. Il est important de rassembler les diversités.

Gilles Marchand*

Le débat relatif au périmètre et au modèle de l’audiovisuel public fait rage. C’est normal et c’est bienvenu. Car la radio et la télévision suisses, avec leurs déclinaisons online,  touchent d’une manière ou d’une autre la quasi-totalité des habitants de notre pays. Et il est ici question de ce qui nous rassemble, à travers l’information, la culture, les films, la musique, le sport, le divertissement.

L’audiovisuel public, la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR, structure faîtière de la RTS, ndlr), et toutes les radios et télévisions privées qui bénéficient de la redevance, n’ont évidemment pas le monopole du lien confédéral. Les journaux, les trains, la poste, les routes, les hôpitaux, les écoles et universités, tout cela concourt à ce que nous sommes, nous aide à bien vivre ensemble, en Suisse, aujourd’hui. Et dans cette société numérique globalisée et fragmentée, il est essentiel de rassembler nos diversités.

Les médias jouent un rôle très important à ce sujet. Alors on se demande comment permettre la coexistence intelligente de médias publics et privés, comment résister au tsunami numérique alors que notre taille (3.5M de foyers) ne nous offre pas la masse critique suffisante pour lutter à armes égales avec la concurrence internationale, très active en Suisse? Comment ne pas jouer les apprentis sorciers, comment adapter le modèle médiatique suisse sans le casser irrémédiablement? Sacré défi.

La SSR n’est ni le problème ni la solution de la presse écrite. Il faut reconnaître et saluer toutes les tentatives qui essayent de résoudre cette difficile équation. Suite page 9

*Directeur de la Radio Télévision Suisse à Genève (RTS)


 

 
 



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