Le franc fluctue dans un couloir plutôt étroit depuis plus d’un an

mardi, 20.09.2016

Entre 1,08 et 1,10. L’évolution des réserves de devises de la Banque nationale suggère que le calme a régné cet été.

CHRISTIAN AFFOLTER

Le franc évolue par rapport à l’euro dans un couloir entre 1,08 et 1,10 depuis plus d’une année (début septembre 2015). Il n’en est sorti qu’en février, lorsque l’euro a subi un effet refuge. Et en mai, lorsque la devise européenne a touché son plus haut face au dollar depuis août 2015.

Ces pics de l’euro par rapport au billet vert, qui se sont produits en même temps que les sorties de la paire euro-franc de sa bande de fluctuation, laissent également penser qu’ils n’ont pas résulté d’interventions de la Banque nationale sur le marché.

Il paraît nettement plus probable que la BNS ait réagi lorsque le franc menaçait de quitter ce couloir à la hausse. Début mars 2016 par exemple, les marchés, avaient mis l’euro sous pression en tentant d’anticiper le nouveau train de mesures d’assouplissement de la Banque centrale européenne (BCE),

La BNS a également dû intervenir en juin pour combattre une situation quelque peu inverse: alors qu’aucun changement majeur n’était attendu de la part de la BCE au vu de la reprise de l’inflation (certes timide), le président Mario Draghi avait annoncé le début de son programme d’acquisition de dettes d’entreprises pour le 8 juin.

Le résultat du référendum britannique de juin dernier a provoqué le seul franchissement de la barre de 1,08 franc cette année.

Avec deux événements successifs pesant sur la monnaie unique européenne, c’est aussi ce mois-là qui a fourni la preuve la plus tangible d’interventions en 2016: tant le dollar que l’euro, qui représentent ensemble trois quarts des réserves de devises de la BNS, ont lâché du lest par rapport au franc, faisant diminuer leur valeur.

Le montant a pourtant grimpé de 606,1 milliards fin mai à 611,7 milliards. Une hausse qui ne peut guère s’expliquer autrement que par des interventions.

Il se confirme également que même après l’abandon du cours plancher, l’évolution du franc et des réserves en devises étrangères de la Banque nationale suisse demeurent largement tributaires de ce qui se passe dans  la zone euro. suite page 3


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_2016-09-20_mar_01
 

...