Bienvenue dans un nouveau monde

vendredi, 16.09.2016

La faible croissance de la productivité et donc des revenus potentiels est un défi pour la plupart des pays développés.

Willem Sels*

Un monde dans lequel des opportunités de croissance structurelle supérieures à la normale émergent, dans des secteurs marqués par une forte innovation, une évolution de la demande ou des changements de nature disruptive. Un «Nouveau Monde».

Depuis une décennie, la faible croissance de la productivité (donc des revenus potentiels) est un défi pour la plupart des pays développés, exacerbé par la crise financière.

Ce problème est devenu global ces dernières années, de nombreux marchés émergents souffrant de surcapacités (en particulier dans l’industrie manufacturière) ou peinant à accroître leur productivité sans s’endetter encore pour améliorer leurs profits. La faible productivité affichée par les secteurs traditionnels contraste avec le potentiel qu’offrent l’informatique, les activités liées au web et l’explosion de l’Internet des objets.

Dans les industries traditionnelles, nous nous intéressons aux opportunités créées par l’automatisation et la robotique, lesquelles peuvent contribuer à doper la productivité et réduire les coûts.

Mais au-delà de l’optimisation de leur processus de production, beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui en mesure d’améliorer les fonctionnalités de leurs produits ou d’optimiser leurs processus de distribution et de marketing en tirant profit de la tendance du «Big Data».

La connexion d’un nombre croissant d’appareils et de personnes facilite grandement la collecte de données qui, à condition d’être gérées intelligemment, favorisent la compréhension des besoins des clients et l’amélioration des produits.

L’économie de réseau est un concept lié selon lequel la connectivité des périphériques, depuis les téléphones mobiles jusqu’aux voitures, des maisons, des entreprises et des composants permet à tous ces éléments de parler entre eux et d’offrir ainsi plus de fonctionnalités.

Si cette tendance devrait profiter en premier lieu aux entreprises de logiciels, de services, de services Cloud et mobiles, elle promet également d’avoir un impact positif sur de nombreux autres secteurs, dont les produits seront rendus plus attractifs par la connectivité.

Les investissements verts gagnent eux aussi en popularité, du fait de la multiplication des opportunités d’investissement et de fondamentaux favorables.

Le marché des obligations vertes, sur lequel les bénéfices sont réinvestis dans des projets verts, croît rapidement et l’éventail de fonds proposés aux investisseurs se développe de manière importante d’un mois à l’autre.

L’Accord de Paris sur le climat comme le treizième plan quinquennal chinois encouragent l’investissement dans ce domaine, en engageant les pays à investir de manière massive et pendant de nombreuses années dans l’énergie verte.

Les capacités photovoltaïques augmentent très rapidement, en particulier dans les zones les plus chaudes, et sont complétées dans la plupart des pays par l’éolien pour garantir un large éventail d’énergies renouvelables. Les villes se font plus «vertes», et en parallèle les besoins d’investissements pour l’accès et le traitement de l’eau augmentent.

La volatilité promet d’être, pendant encore un certain temps, une caractéristique naturelle des marchés financiers des technologies vertes encore en pleine phase de développement.

Cependant, du fait de la nature globale et durable de l’accord sur le climat, ces mêmes marchés devraient bénéficier d’un soutien structurel de bonne qualité: en conséquence, nous estimons que l’investissement vert devrait rester un composant-clé de ce Nouveau Monde dans les années à venir.

* HSBC


 

 
 



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