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Rendements faibles mais réguliers

jeudi, 15.09.2016

Microfinance. Les performances sont descendues à moins de 3% l’an dernier sous l’effet du fléchissement obligataire

Piotr Kaczor

La croissance ne se dément pas dans le monde, mais les activités de microfinance perdent un peu de dynamisme. Le rendement des fonds a fléchi l’an dernier en dessous de 3%. En euros, dollars ou francs, tous types de véhicules confondus (fonds en obligations, actions ou mixtes). C’est ce qui ressort du dernier rapport sectoriel établi par l’entreprise Symbiotics à Genève.

Le marché a été estimé l’an dernier à 11,6 milliards de dollars, en progression de plus de 11% par rapport l’exercice précédent. Si des analyses académiques tendent à illustrer l’impact positif sur le long terme des critères environnementaux, sociaux et relatifs à la gouvernance (ESG) sur la performance des entreprises, la croissance du secteur est heureusement loin d’être portée par ce seul facteur de rendement financier à court terme.

D’autant que la classe d’actifs se caractérise aussi par une faible volatilité et une corrélation ténue  aux marchés.

Cette dixième édition de l’enquête sur les véhicules d’investissements dans la microfinance (VIM) reflète aussi un déplacement des centres de gravité géographiques - en termes de croissance du moins - vers l’Asie du Sud. La part de cette grande région est passée l’an dernier de 9% à 15% à la faveur d’une progression vertigineuse des investissements.

Dans le même temps, la part de l’Europe centrale et orientale a décliné de 38% à 30%, avec des volumes en recul de 17%. Il s’agit dans ce cas d’une conséquence des répercussions de la récession économique russe dans les régions limitrophes. Créant un environnement de marché difficile pour des Etats qui ont été, sur le plan historique, des objets privilégiés des investissements dans la microfinance.

Le rôle particulier de la Suisse dans ce segment est sans surprise confirmé. C’est ici que la plus grande part d’actifs sont gérés dans ce domaine. Elle est toujours évaluée à un niveau stable de 30% du total.

Cette singularité peut aussi être vue comme illustrant on ne peut plus clairement l’objectif proclamé par la place financière de jouer un rôle majeur au plan international, y compris dans l’asset management. Il ne s’agit pas cependant d’un résultat en quelque sorte institutionnel,  mais bien de personnalités ambitieuses et d’un esprit d’entreprise déployé au plan global. suite page 12


 

 
 



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