L’économie suisse est en pleine reprise depuis le début de l’année

mercredi, 14.09.2016

Les exportations ont pris le relais du marché intérieur. Prévisions de croissance supérieures à celles de la zone euro.

L’économie suisse est en pleine reprise depuis le premier semestre. Les craintes liées depuis mi-juin à d’éventuels effets Brexit immédiats, sur l’économie européenne en particulier (première destination des exportations), ne se sont pas vérifiées.

L’institut de recherche conjoncturelle Bak à Bâle a annoncé hier qu’il revoyait ses prévisions de croissance à la hausse s’agissant de l’ensemble de l’année. Ce que les autres entités de référence en matière de recherche macro ont en général déjà fait.

Ce qui surprend, c’est l’ampleur de la révision. BakBasel est passé d’une croissance estimée de 1% en juillet à… 1,6%. S’agissant de l’an prochain, les anticipations passent de 1,5% à 1,7%.

A Zurich, le KOF table sur 1,9% l’an prochain. Ce qui est légèrement en dessous de l’optimum de 2%, mais peut évidemment être considéré comme très encourageant.

Les prévisions de croissance sur l’ensemble de l’Europe sont de cet ordre, ou inférieures. Le BAK estime que la progression du produit intérieur en Suisse (PIB) sera clairement supérieure à celle de la zone euro ces deux prochaines années.

A l’échelle du monde, soutenu par les économies de croissance, la progression du PIB devrait être de 2,2% cette année, et frôler les 3% dans deux ans. Suffisant pour estimer que le ralentissement économique post-2008 – la crise en d’autres termes – est terminée.

Ce qui est également remarquable en Suisse, c’est que les exportations ont repris le relais du marché intérieur, qui tirait la conjoncture depuis 2008 - du jamais vu depuis l’après-guerre - avec une immigration européenne nette à plus de 50.000 personnes par an.

Le choc monétaire de 2015 semble surmonté, et les réformes structurelles induites dans les entreprises devraient produire un effet de levier dans la phase qui a commencé cette année.

La reprise économique pourrait aussi réorienter l’immigration européenne à la hausse, avec des effets positifs sur la consommation, le marché intérieur, les prix et les salaires. De quoi affaiblir à son tour la compétitivité de l’industrie d’exportation... page 3


 

 
 



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