SSR-Billag: le moment de changer de modèle

mardi, 13.09.2016

Il ne s’agit pas de liquider le financement du service public.

Philippe Nantermod*

Au début des années 2000, les majors expliquaient à qui voulait l’entendre qu’il ne pouvait y avoir de musique sans la vente de disques et qu’il convenait d’interdire le téléchargement. Quinze ans plus tard, ces majors sont morts, les disquaires ont disparu, mais la musique existe toujours et se télécharge légalement sur Internet. Les modèles changent et ceux qui refusent de s’y adapter sont condamnés, à court ou moyen terme, qu’on le veuille ou non.

Après la musique, d’autres secteurs se voient ébranlés par ces nouveaux paradigmes, et les médias n’y échappent pas. La SSR l’a bien compris en prônant un droit à s’adapter aux nouveaux moyens de communication. Si la revendication est compréhensible, le refus d’admettre que le mode de financement imaginé à l’époque de la télévision à tube cathodique ne soit pas revu l’est moins. En l’espace de vingt ans, le nombre d’heures passées devant les téléviseurs par les jeunes consommateurs a été divisé par trois, et la Suisse est en queue de peloton européen en terme de temps d’écoute hebdomadaire. suite page 7

* Avocat, conseiller national 


 

 
 



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