Les études cliniques relancent les technologies médicales en Suisse

jeudi, 30.04.2015

Leur nombre avait chuté de quelque 50% en dix ans. Il s’est stabilisé l’an dernier avec des perspectives de croissance.

Piotr Kaczor

Affectées par l’appréciation du franc et dans une ampleur supérieure à la moyenne, les quelque 1500 entreprises actives en Suisse dans les technologies médicales sont confrontées à quelques solides difficultés. Le président de l’association faîtière FASMED Urs Gasche* lance l’alerte après avoir rappelé que le nombre d’études cliniques réalisées en Suisse entre 2004 et 2013 avait été divisé par deux.

Les études cliniques sont indispensables pour l’obtention du certificat CE et, par conséquent, pour l’accès aux marchés de l’Union européenne. Des mesures ont d’ailleurs été prises pour renverser la tendance. Elles visent en particulier à promouvoir l’innovation, alléger le poids des réglementations et les harmoniser avec l’Union européenne.

La création à Berne du Centre de compétences national en médecine translationnelle et entreprenariat (sitem insel SA) va également dans ce sens. Sa mission sera de favoriser le transfert, en médecine clinique, des découvertes médicales issues de la recherche et du développement. Secrétaire général de FASMED, Fabian Stadler voit plutôt, de son côté, le verre à moitié plein.

Depuis l’entrée en vigueur en janvier 2014 de la Loi fédérale relative à la recherche sur l’être humain (LRH), le nombre d’études cliniques s’est stabilisé en Suisse. Ce qu’il perçoit comme un signal positif pour le pôle de recherche. D’autant que les charges liées à la réalisation d’études cliniques demeurent élevées, en particulier pour les PME. Si la LRH a plutôt été accueillie positivement dans son ensemble, sa mise en œuvre a néanmoins donné lieu à des réactions et commentaires disparates.

A la suite d’une enquête réalisée pour le compte du réseau Medical Cluster auprès des entreprises suisses de technologies médicales, son directeur, Peter Biedermann, en vient à évaluer actuellement l’impact de la décision de la mi-janvier de la Banque nationale suisse comme moins dévastateur que redouté initialement. Il juge en effet «réaliste» une croissance moyenne prévisionnelle du secteur medtech suisse de 5% cette année. page 7

*et non Urs Gachet comme indiqué par erreur dans notre édition imprimée du 30 avril.






 
 

AGEFI



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