La lisibilité sensiblement accrue

mercredi, 29.04.2015

Glencore. Le rapport de durabilité du groupe 2014 est plus complet et mieux structuré que ceux qui ont précédé.

Ivan Glasenberg, CEO Glencore

Ivan Glasenberg, CEO Glencore

Dans son rapport de durabilité publié hier, Glencore annonce avoir dépensé 114 millions de dollars sur des initiatives sociales. Un montant qui représente 2,2% du profit du groupe avant taxes.   Le groupe a également adhéré au Conseil International des Mines et Métaux (ICMM) en mai dernier (L’Agefi du 16 mai 2014), une association professionnelle qui déclare promouvoir des pratiques exemplaires dans le secteur des industries extractives.  

C’est surtout dans le domaine de la sécurité sur ses lieux de production (soit 150 sites miniers et métallurgiques, agricoles et pétroliers) que Glencore parait prendre son rôle au sérieux. Aucune mort n’est à déplorer dans le contexte de son exploitation du charbon, du nickel, du pétrole ou de l’aluminium.

Toutefois, 16 décès sont recensés (26 en 2013) alors que l’objectif du groupe était de n’en avoir aucun. L’amélioration des conditions de sécurité est évaluée à 42% par rapport aux chiffres de 2010. Cette réduction est calculée sur la base du taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt. 91% des sites de production ne présentaient aucun nouveau cas de maladie professionnelle.  Rappelons que certaines associations que l’on ne peut qualifier de complices, tel Pain pour le Prochain, reconnaissent que «le groupe est un bon employeur tant en Zambie qu’en RDC et qu’il investit dans les conditions de travail de ses employés».

Aucun incident environnemental majeur n’a été enregistré en 2014. En matière de protection de l’environnement Glencore déclare avoir dépensé 500 millions de dollars pour moderniser la fonderie de la mine de Mopani en Zambie, une initiative distinguée par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Le complexe de Mopani a d’ailleurs reçu la consécration de «Compagnie Minière de l’année» des mains du gouvernement zambien au titre de l’initiative pour la transparence pour son adhésion rigoureuse aux normes ZEITI (ITIE de Zambie), de meilleur employeur du secteur minier, de la meilleure performance en matière de santé et de sécurité au travail ainsi que de l’innovation (L’Agefi du 25 mars 2014). Les efforts entrepris par Katanga Mining sont moins clairs.

En RDC, le groupe dit se livrer de façon transparente aux critiques sur la gestion de l’eau, les droits humains, la sécurité et les mineurs artisanaux. En Colombie, il parraine des programmes communautaires qui visent à soutenir les victimes de conflits. Glencore détaille d’ailleurs longuement ses relations avec les ONG.

Le groupe réitère son engagement à favoriser la croissance durable et le respect des droits de l’homme en alignement avec les Principes directeurs des Nations Unies sur les droits de l’homme. Leur pratique aurait été mise en place dans quatre pays (Bolivie, Colombie, DRC et Pérou). Il s’engage également à poursuivre son soutien aux grandes initiatives de santé publique, y compris la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, notamment en Afrique du Sud, en Zambie et en République démocratique du Congo (RDC) ainsi qu’à travailler en partenariat avec les universités.

Longtemps accusé de ne pas reverser leurs dus aux gouvernements des états où il opère, Glencore déclare leur avoir payé 5 milliards de dollars, un montant équivalent à la masse salariale, bénéfices sociaux compris.

Toujours compétitif, le groupe opère une stratégie d’accompagnement des «meilleurs élèves» indépendamment de l’âge, du sexe ou de la race.

De l’avis de certains experts, le rapport de cette année est mieux structuré avec des objectifs et une quantification plus clairs, même s’il y a encore des progrès à faire dans les outils de mesure. – (NJN)






 
 

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