L’immobilier de luxe tend à se ressaisir et se stabiliser

mercredi, 25.03.2015

Indicateur d’une puissance d’attraction apparemment déclinante: Genève et la Suisse sont encore très recherchés.

La tendance semble s’inverser dans l’immobilier de luxe après plusieurs années de recul. En 2014, la baisse a été moins ample  que celle observée en 2013. Le  constat vient d’Etienne Nagy et Jacques Emery (Naef Prestige) en marge d’une présentation hier à Genève de l’étude Wealth Report de leur partenaire Knight Frank à Londres.

La phase de consolidation n’est toutefois probablement pas terminée.

Environ un tiers des avoirs des grandes fortunes dans le monde (30 millions de dollars et plus) sont aujourd’hui investis dans l’immobilier résidentiel ou commercial. La proportion devrait se maintenir, voire augmenter.

En 2014, Genève figurait en sixième position (cinquième en 2013) des villes les plus chères en termes d’immobilier de luxe. Pour un million de dollars, on peut y acquérir 39 mètres carrés  (contre 35mètres l’année précédente). Monaco reste en tête de ce ranking. Pour la même somme, on peut y acquérir 17 mètres carrés, contre 21 à Londres ou 50 à Paris. La Suisse et Genève figurent par ailleurs toujours parmi les lieux les plus importants aux yeux des grandes fortunes. Zurich est 10e et Genève 13e d’un classement dominé par Londres et Singapour.

Dans le super luxe, Naef observe d’ailleurs depuis le début de l’année une certaine dynamique malgré l’impact de l’abandon du cours plancher de l’euro. Au contraire, les actifs immobiliers en francs jouent même un rôle de valeur refuge dans la diversification des actifs.

Le marché connaît une assez bonne dynamique. Mais fragile, si l’on relève l’origine des acquéreurs: récemment, Genève a ainsi attiré des Russes, des Ukrainiens, des Français. Ainsi que des traders de matières premières revenant de l’étranger. page 4


 

 
 



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