Formations et nouvelle carte des métiers bancaires

lundi, 22.12.2014

L’évolution rapide des activités financières en Suisse génère de nouvelles attentes en matière d’enseignement.

Elsa floret

«Organiser la place bancaire suisse de demain requiert du temps, de la volonté et de l’énergie. Mais cela ne doit pas dissuader de faire le maximum pour évoluer vers des eaux plus calmes», concluait Swissbanking et Boston Consulting Group (BCG) dans une étude conjointe récemment actualisée.
Le secteur financier, qui a l’habitude des remises en cause plus ou moins radicales, comme toutes les activités de services, s’y applique depuis plusieurs années en Suisse. Il cherche à la fois à conserver, voire relancer ce qui existe depuis longtemps et fait partie de son identité. Et à développer des modèles d’affaires innovants. Comment les multiples filières de formation s’adaptent-elle aux mutations de la place financière? La carte évolutive des métiers bancaires trouve-t-elle de vraies  réponses à ses besoins dans le panel des cursus de formation en Suisse?
L’Agefi a interrogé à ce sujet la Fondation Genève Place Financière, avec son rôle d’indicateur de tendances, transmettant les besoins identifiés par ses membres aux divers organismes de formation. Comme le Geneva Finance Research Institute – qui œuvre pour que Genève soit reconnue comme une place de recherche  en matière de finance – ou l’Institut Supérieur de Formation Bancaire qui vient de lancer un nouveau master en banque et finance. «La disparition progressive du secret bancaire fiscal ne libère pas les banques de leur obligation de préserver les données de la clientèle», précise Edouard Cuendet, directeur de Genève Place Financière, qui pense que la Suisse a un rôle à jouer et un avantage à faire valoir en conservant les données bancaires sur son territoire. Si Genève doit devenir un cluster technologique en matière de sécurité bancaire, cette ambition devrait forcément se refléter dans les filières de formation. page 3






 
 

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