Concurrence bancaire dans les deux sens

vendredi, 28.11.2014

Genève peut s’imposer dans des activités de conseil pratiquées à Londres ou New York.

Sébastien ruche

On entend dire tous les jours que l’activité de gestion privée quitte Genève pour Londres ou l’Asie. Ce mouvement est censé illustrer l’affaiblissement de la place financière, sa défaite dans une compétition globalisée. C’est oublier que la concurrence fonctionne à double sens: des activités peuvent partir, mais d’autres doivent arriver. C’est déjà le cas, avec des banques genevoises, souvent récentes, qui se lancent dans des activités traditionnellement associées à Londres ou New York. Depuis Genève et sans complexe.

Les clients quittent Genève pour Londres? Alors allons à Londres.  La première défense des intermédiaires financiers genevois a été logique. Elle pourrait aussi résonner comme un terrible aveu d’impuissance, un peu comme si la fin du secret bancaire sonnait la fin du monde (bancaire genevois).

Une autre réaction consiste à offrir d’autres services depuis Genève, et pas seulement l’incontournable asset management.

On notera au passage que ce prétendu relais de croissance pour la place financière n’est pas pour tout le monde, même si pratiquement tout le monde a décidé de s’y mettre. Sur le marché terriblement concurrentiel de l’asset management, le niveau d’exigence des clients exclut de fait bon nombre de nouveaux entrants.

Les clients de la gestion privée ont aussi besoin de services sur la partie de leur patrimoine qui n’a pas été confiée aux gérants suisses. Une partie qui est souvent plus importante et sur lesquelles les banques suisses gagnent à mieux  se positionner. suite page 4






 
 

AGEFI



...