Le vote sur l’or déchaîne des passions aux Etats-Unis

lundi, 13.10.2014

L’initiative populaire du 30 novembre en Suisse est largement commentée par les rigoristes du monde anglophone.

Levi-sergio mutemba

Le vote populaire du 30 novembre prochain intitulé «Sauvez l’or de la Suisse» n’intéresse pas seulement le marché des métaux précieux à l’échelle du monde (L’Agefi du 3 octobre). Il donne aussi l’occasion de relancer des controverses économiques fondamentales, venant surtout et sans surprise des anti-keynésiens dans le monde anglophone.

«Imbéciles», «planificateurs centraux», «déflatiophobes»... C’est ainsi, entre premier et second degré, que sont fréquemment qualifiés les dirigeants de la Banque nationale suisse par les plus fervents adeptes de l’école autrichienne (estimant que les impulsions économiques doivent être individuelles et non publiques).

Mike Mish Shedlock, conseiller en investissement très en vue, s’amuse à entrer dans la tête des dirigeants de la BNS. Une caricature dont la conclusion est claire: «Nous nous réservons le droit de jeter le franc à la poubelle, à volonté, quand nous le voulons.»

L’ancien député républicain Ron Paul, deux fois candidat à la présidence des États-Unis, demande  un audit approfondi des réserves d’or de la banque centrale américaine elle-même, et compare avec une déception empreinte de populisme le management de la BNS à celui de la Fed et de la BCE: «Un groupe d’élitistes davantage préoccupés par le maintien de leur statut, de leur train de vie et de leur réputation internationale que du bien-être général des populations». Avant de préciser que le peuple suisse porte en haute estime «le travail de ses ancêtres», qui avaient pu créer, dans le passé, d’énormes réserves d’or, une monnaie respectée et un système bancaire indépendant.

«Les bureaucrates keynésiens de Suisse paniquent à l’idée de ce vote», commentent d’autres partisans de l’économie de l’offre.  Les initiants ne comprennent rien, ils vont limiter les marges de manoeuvre de la BNS? «Mais c’est justement ce que nous attendons d’une banque centrale», insiste Pater Tenebrarum, membre du think thank conservateur Acting Man. suite page 8






 
 

AGEFI




...