Tentative d’autorégulation sur le marché hypothécaire

mercredi, 25.06.2014

SwissBanking fait de nouvelles recommandations pour éviter une surréglementation publique problématique.

Marjorie théry

A force de prendre des précautions pour éloigner les risques de crise immobilière, ne va-t-on pas finir par en provoquer une en réduisant la liquidité du marché? Hier, l’Association suisse des banquiers à Bâle (ASB-SwissBanking) communiquait qu’elle recommandait à ses membres de réduire à 15 ans la durée d’amortissement des hypothèques. Entre autres mesures.

Il s’agit en fait d’éviter de nouvelles contraintes publiques de régulation en favorisant l’autorégulation. Ces éléments, décidés après plusieurs discussions avec la Banque nationale et les milieux politiques, devraient être approuvés ces prochains mois par l’autorité de surveillance des marchés financiers (Finma)

L’ASB est pourtant formelle: il n’y a pas actuellement de bulle du crédit hypothécaire. Tout au plus quelques points chauds auxquels il faut être attentif. Elle agit donc sous pression, les risques du marché hypothécaire apparaissant  comme une préoccupation nationale de premier plan depuis plusieurs années.

La Finma aurait même évoqué comme solution l’introduction d’un taux hypothécaire fixe de 5%. L’ASB préfère agir sur quatre points: l’amortissement de la dette devient linéaire et les deux tiers de la valeur de nantissement doivent être amortis en 15 ans au lieu de 20. Modifications également dans le calcul de la valeur de nantissement, et prise en compte des revenus des conjoints.

Plusieurs banques et associations ont aussitôt réagi. Pour le secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière, ces mesures vont à contre courant et limiteront surtout l’accès à la propriété des classes moyennes. En accentuant probablement la pénurie de logements.






 
 

AGEFI



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