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L’inflation punitive trahit l’impuissance régulatoire

mercredi, 18.06.2014

FINMA. Le nouveau directeur de l’Autorité de surveillance des marchés en présentation annuelle Le ton change

Pierre bessard

La surréglementation des marchés financiers et l’inflation des mesures répressives demeurent largement sans influence sur le comportement commercial des banques et de leurs collaborateurs à long terme. C’est le constat de l’Autorité de surveillance des marchés financiers de la Confédération (Finma), qui présentait hier à Berne ses perspectives annuelles.

La popularité des sanctions de droit pénal et prudentiel, et leur absence d’effet ne permettent pas d’exclure de nouvelles aggravations de situation. Notamment aux Etats-Unis, où la somme des amendes visant à pénaliser le comportement fautif des établissements financiers s’élève à plus de 85 milliards de dollars sur cinq ans. Même la menace sur leur stabilité ne semble pas modifier les habitudes.

Le régulateur des marchés en appelle donc à l’intérêt bien compris des banques: le rôle de modèle que joue la direction serait central à cet égard. Les rémunérations que perçoivent les dirigeants «donnent un signal particulièrement dangereux», alors que le secteur est marqué par les scandales.

La direction de la Finma plaide pour un changement de mentalités: à côté de la performance chiffrée, les incitations doivent récompenser les comportements corrects, une gestion prudente des risques et l’efficacité des contrôles internes.

Les établissements financiers doivent reconnaître que le système ne peut fonctionner qu’accompagné d’un consensus social. A défaut, il faudra s’attendre à une perte toujours plus grande de liberté. C’est le principe même de l’économie de marché qui pourrait être remis en cause dans ce secteur.

La réglementation publique n’est pourtant pas forcément la réponse adéquate aux pratiques ou à la culture de management d’une entreprise. «Une solution envisageable serait d’amorcer un virage du négoce over-the-counter hors bourse facilement manipulable vers des plateformes plus strictement contrôlées», souligne le nouveau directeur Mark Branson. page 4






 
 

AGEFI



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