Les solutions se multiplient pour changer de nationalité

jeudi, 07.11.2013

Les Américains de l’étranger sont de plus en plus nombreux à rendre leur passeport. Etats européens très accueillants.

Sébastien ruche

Un nombre de plus en plus élevé  d’Américains renoncent à leur nationalité. Certains d’entre eux ne possédant pas d’autre passeport, une demande existe pour acquérir une nationalité, si possible raisonnablement exotique. Coïncidence ou pas, plusieurs pays européens lancent des programmes de naturalisation accélérée à l’intention d’investisseurs prêts à soutenir leur économie. Devenir maltais coûte ainsi 650.000 euros et quelques extras, mais il y a des destinations bien moins coûteuses à l’Est.

Au deuxième trimestre, 1130 personnes ont renoncé à leur nationalité américaine, selon le Federal Register. Ce record s’explique notamment par les différents programmes de régularisation fiscale lancés depuis 2009 et la future application mondiale de Fatca (dont l’entrée en vigueur en Suisse est prévue en juillet 2014).

Longtemps soutenue par les  «Américains accidentels» (devenus US persons à la suite d’un séjour sur place, ou binationaux vivant hors des Etats-Unis), la tendance semble aujourd’hui toucher les Américains «plain vanilla», ne possédant pas de seconde nationalité. Donc enclins à en acquérir une nouvelle. C’est cette demande qui rencontre une offre en plein développement.

Présentant la Hongrie comme l’un des plus beaux pays du monde, avec ses bains et son Grand prix de Formule 1, la luxueuse brochure d’un grand cabinet d’avocat résume les avantages de la citoyenneté hongroise:   appartenance à l’Union européenne (et à l’espace Schengen), existence d’un marché de 250 millions d’individus, possibilité de voyager dans plus de 140 pays sans avoir besoin d’un visa - même aux Etats-Unis. Tout cela pour 250.000 euros. suite page 4






 
 

Agrandir page UNE

agefi_2013-11-07_jeu_01




...