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Le potentiel de l’antifouling dans le domaine maritime

mercredi, 06.06.2012

LONZA. Le groupe accède aux chantiers navals américains et mondiaux avec une technologie très attendue

Frédéric mamaïs

Lonza a reçu des autorités américaines l’autorisation de commercialiser son produit antifouling Omadine Antimicrobial à base de cuivre. Une innovation qui empêche les organismes aquatiques de se fixer sur les coques de navires de 25 mètres et plus. L’ouverture du marché américain permettra d’être présent sur tous les grands chantiers navals du monde. Le potentiel est considérable et la nouvelle importante pour un groupe qui n’en a pas que de bonnes à communiquer.

Le traitement de surface ne représente pas l’activité la plus importante du groupe pour l’instant, mais son enregistrement aux Etats-Unis le renforce dans un secteur ou de grandes entreprises chimiques comme BASF sont aussi actives.

Dominé par Hempel, AkzoNobel, Boero ou Jotum, le seul marché mondial des systèmes antifouling pèse plus de deux milliards de dollars par an. L’accumulation d’organismes aquatiques sur les coques entraîne de grandes pertes de rendement et d’énergie. En 2010, près de 10% de la flotte mondiale de conteneurs souffrait de ralentissement en raison du manque d’entretien.

Les enjeux du carénage ne sont pas nouveau. L’entretien des caravelles de Christophe Colomb, à l’aide de cires à base de poix et de suif, était déjà déterminant dans le succès de ses expéditions. L’évolution technologique autour des activités d’entretien se révèle d’autant plus décisive aujourd’hui que l’industrie du fret maritime se trouve en phase de fortes surcapacités en termes de construction et que les coûts de transports ont explosé.

Depuis plus de dix ans, c’est autour de la toxicité des systèmes d’antifouling que se focalisent les défis de la R&D. Le tributylétain, très efficace mais très polluant, a été pendant longtemps le biocide le plus utilisé. Il a finalement été interdit au tournant des années 2000. Le cuivre, utilisé notamment par Lonza, est quant à lui un métal bactéricide réputé très peu toxique. Quelques doutes persistent toutefois sur les effets à long terme des sels organiques de ce matériau sur l’environnement.


 

 
 



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