Le modèle Airbnb adapté aux espaces de travail

mardi, 28.03.2017

Bmyb. Deux Genevois vont lancer une plateforme avec en particulier l’idée d’amener plus de flexibilité pour répondre à des manières de travailler qui sont en pleine évolution.

Johan Friedli

«Il s’agit de répondre à une manière de travailler en pleine évolution», explique Teo Suter, cocréateur de Bmyb.

Une start-up genevoise va lancer une plateforme qui permettra la location d’espaces de travail. En s’inspirant du modèle à succès de Booking.com et Airbnb. L’idée est de s’affranchir des contraintes de l’immobilier commercial traditionnel, en particulier la durée élevée des baux. «Il s’agit de répondre à une manière de travailler en pleine évolution», explique Teo Suter, cocréateur de Bmyb.

La plateforme vise en particulier les start-up et les indépendants mais aussi les entreprises en transition ou les multinationales en cours d’installation. En leur permettant de plus facilement adapter la taille des locaux à l’évolution des ressources humaines ou du budget. La mobilité est un des critères clés dans une région avec beaucoup de pendulaires. La plateforme pourrait permettre de trouver un espace plus proche de soi tout en restant dans un cadre professionnel, une alternative au home office.

Du côté de l’offre, l’idée est entre autre de permettre aux entreprises de valoriser des surfaces dont ils n’ont pas usage. Ainsi que d’intégrer les espaces de coworking déjà actifs. Les créateurs comptent accélérer la construction de leur réseau en offrant une partie de la commission pour les pionniers.

La start-up a pour objectif d’encourager les synergies entre utilisateurs. Pour permettre à certains professionnels d’amortir l’acquisition de matériel coûteux. Ou encore partager les charges liées au fonctionnement d’un secrétariat. Ce type de prestations supplémentaires permettront de rendre certains services plus abordables pour l’un et de rentabiliser des investissements pour l’autre. La plateforme donnera la possibilité de noter sur quatre critères: l’aspect général, les infrastructures, le partage de connaissance et le réseautage. Les deux derniers dépendront de la situation et sont plutôt destinés à du partage de locaux ou des espaces de coworking.

Teo Suter explique que la start-up va se lancer à Genève pour y accumuler de l’expérience. Ainsi que pour profiter d’un réseau déjà développé. En cas de succès, les prochaines étapes seraient Lausanne puis potentiellement Nyon. Le modèle peut s’exporter facilement selon les créateurs. Même à l’échelle de la Suisse mais tout dépend de la viralité. «Nous voulons d’abord valider et valoriser l’idée avant de chercher des investisseurs», précise Teo Suter.





 

AGEFI



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