Europe, juste ce qu’il faut démocratiquement ou plus?

mardi, 20.03.2018

Christian Pire*

En Suisse, peu de règles appliquées car applicables. En Europe, pléthore de règles inappliquées car inapplicables. Telle est l’une des grandes différences entre la Confédération helvétique et l’Europe.

En Europe, que de dynamismes et d’énergies détournées qui partent en fumée aboutissent à la sclérose des systèmes. La France n’est-elle pas un des exemples politiques les plus représentatifs? Une loi est votée dans un domaine: elle est immédiatement amendée par d’étonnantes multiples dérivations favorisant les seules professions de conseil et d’optimisation (agréées par l’Europe) qui forgent là, leur viabilité au détriment des citoyens.

À l’image de la gestion de patrimoine européenne qui s’est créé une image de compétence alors qu’elle n’est devenue qu’une usine anesthésiant toute logique financière dite de «bon père de famille».

Pour exemple, les fonds communs de placement qui ne sont plus que des pyramides de Ponzi et autres prix de l’immobilier en France mis sous tutelle des multiples politiques de défiscalisations venant fausser toute logique de l’offre/demande.

Le contournement des lois

L’esprit des lois s’est transformé en l’esprit du «contournement» des lois. Que de dérives négatives usant quantité de temps et d’argent qui auraient dû être réellement productives.

Juste ce qu’il faut démocratiquement ou beaucoup et détourné, n’est-ce pas une des différences entre la Suisse et l’Europe?

En Suisse, logique et respect des citoyens qui ont réellement la possibilité de se faire entendre. En Europe, règnent l’illogique et l’absence de tout respect des engagements et responsabilités. En Suisse, le peuple vote librement. En Europe, il y a le bon et le mauvais vote. Et s’il arrive à la majorité du peuple de «mal voter», point de problème une nouvelle élection est prévue.

Souvenez-vous, en France – dont à l’initiale les Français avaient dit non à l’Europe – il y a eu les vrais (ou faux) repentis politiques du «non à l’Europe» avant les repentis fiscaux. L’Europe, dont la France et l’Allemagne, se seraient données pour mission de mettre en place un certain eugénisme politique? Eugénisme lobbyisé or not?

Je vous propose de réécouter la réplique de Jean Gabin en fin du film «Le Président». Malheureusement, quelques minutes européennes prémonitoires.

Pour rappel, tout pays qui entre dans l’Europe doit accepter de se voir attaquer par les lobbies en cas de décision qui contrarieraient le seul intérêt de ces derniers.

L’Europe aurait-elle été sculptée voire ciselée dans l’intérêt exclusif de quelques-uns au détriment de toute notion de responsabilité étatique?

Et dire que j’ai fait nombre de conférences sur l’Europe de la Paix auprès de professionnels financiers…. Vive la Suisse et vive les Suisses libres.

Point d’idéalisme Suisse irraisonné, juste la constatation que, là où l’Europe n’est devenue qu’une dictature des lobbies, la Suisse continue de fonctionner en toute logique citoyenne pragmatique et respectueuse.

* www.socioecopofi.com






 
 

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