Révolution digitale et leadership: pensez à dire oui!

mardi, 13.02.2018

Jean-Marc Tassetto*

La révolution digitale de l’économie oblige les entreprises à réinventer leurs modèles d’affaires, leurs méthodes de travail et leur mode de leadership. C’était déjà le cas lors des précédentes révolutions industrielles. La caractéristique de cette 4e révolution, c’est la vitesse folle à laquelle ces transformations ont lieu. 

Pour qu’une entreprise se transforme en profondeur, il faut que les comités exécutifs prennent des décisions complexes rapidement, dans des contextes changeants. La culture du RONI (Risk of Non-Investment) doit compléter voire supplanter la culture du ROI (Return on Investment). Pour cela, il faut que les dirigeants deviennent des leaders et retrouvent le goût de dire oui.

Dans ma vie professionnelle précédente, j’ai souvent entendu Eric Schmidt, ex-CEO de Google, dire que la meilleure façon de réussir dans la vie est de dire «oui». 

Dire oui à de nouvelles rencontres, ou à l’apprentissage de nouveaux savoirs. Dire oui aux innovations technologiques, oui aux nouvelles connaissances. Dans un monde dont la transformation est grandement accélérée par le numérique, il faut valoriser les entreprises qui tentent, modifient leurs modes de fonctionnement, investissent dans les connaissances de leurs employés. Valoriser les entreprises dont les dirigeants ont conscience de ces nouveaux enjeux du digital tout en écoutant leurs collaborateurs. Ces leaders qui sont actifs sur les blogs ou réseaux sociaux, qui sont ouverts aux nouveaux outils ou solutions, qui ont une appétence pour la connaissance, le partage, la volonté d’apprendre. On les distingue également au fait qu’ils sont les premiers utilisateurs des plateformes digitales déployées par leur propre entreprise. Ces chefs d’entreprise, enfin, qui savent que leurs employés sont leur force, et qui soutiennent leur développement perpétuel.

Selon le rapport «Global Data & Analytics Survey: Big Decisions» de PwC, sorti en 2016, les entreprises pilotées par la donnée ont trois fois plus de chances d’améliorer leurs prises de décision. Mais pour se doter des meilleurs outils d’analyse, de montées en compétences, il faut que ces dirigeants puissent dire «oui» au risque, à la vitesse, à la transformation, à leurs collaborateurs, à la formation continue et innovante. 

Coorpacademy, récemment qualifiée d’acteur majeur de la transformation de la formation par le cabinet américain CB Insights, n’aurait pu se développer sans le «oui» de ses clients, un «oui» au renouveau de leurs méthodes de formation et à l’innovation. En Suisse, les dirigeants des Groupes Swatch ou Richemont, Debiopharm, Migros, La Mobilière, Nestlé, Richemont, Tag Heuer ou encore Zenith pour le Groupe LVMH, les équipes de l’OMS à Genève ont compris l’enjeu de vitesse de la révolution digitale. Sans compter les leaders de nos plus de 100 Clients qui, tous, à Paris, New-York, Londres, Bruxelles,... ont su écouter leurs équipes et repenser les modes de formation digitale.

Ces entreprises incitent leurs collaborateurs à développer leurs compétences comportementales («soft skills»), prennent le risque d’initier de nouveaux projets pédagogiques, transformant ainsi la formation dans le monde du travail. Elles ont également compris la nécessité de faire évoluer leurs pratiques managériales, et prennent en compte l’avis des équipes dans leurs prises de décision.

Alors, comme les dirigeants leaders de la transformation digitale, pensons à dire «oui».

*Co-fondateur Coorpacademy






 
 

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