La morning note de Mirabaud Securities - update de l'après-midi

lundi, 04.01.2016

Les futures américains sont en forte baisse ce jour pour plusieurs raisons qui ne se résument pas seulement aux tensions qu’il y a actuellement au Moyen-Orient et qui poussent le prix du baril de pétrole à la hausse (alors bien même de que le dollar s’appréciait ce matin).

John-F. Plassard*

John F. Plassard

 

Les futures américains sont en forte baisse ce jour pour plusieurs raisons qui ne se résument pas seulement aux tensions qu’il y a actuellement au Moyen-Orient et qui poussent le prix du baril de pétrole à la hausse (alors bien même de que le dollar s’appréciait ce matin).

En effet, l’on reste tout d’abord avec un goût amer dans notre esprit analytique suite à l’effondrement de l'activité manufacturière dans la région de Chicago en décembre 2015 (statistiques économique publiée le 31 décembre 2015) à 42,9 contre 48,7 en novembre et alors que le consensus attendait un rebond à 49,8. Nous rappelons encore une fois ici qu’à chaque fois que cette statistique a été aussi mauvaise, les Etats-Unis ont été en récession par la suite….

Ensuite, les futures américains sont aussi marqués par des indices chinois qui connaissent leur pire séance depuis 3 mois forçant même les autorités boursières à interrompre prématurément les indices locaux (nouveau mécanisme destiné à officiellement enrayer la chute des indices).

A cela, puisque personne ne n’en parle, il faut signaler que la devise chinoise s’est à nouveau fortement dépréciée ce matin, confirmant ainsi notre théorie de dévaluation progressive après que les anticipations de hausse des taux directeurs américains ne se soient mises en place. Le Yuan atteint maintenant ses niveaux de décembre … 2010!

En Europe, il y avait pourtant de quoi se réjouir ce matin avec la publication de statistiques économiques de bonne facture.

En effet, d’un côté l’on a pris connaissance de la publication d’une croissance manufacturière française en décembre légèrement en dessous des attentes (51.4 contre 51.6 attendu), mais en progression par rapport au mois passé (50.6). L’on note aussi que la croissance manufacturière française atteint son plus haut niveau depuis mars… 2014.

En Espagne, si l’indice manufacturier a été publié en dessous des attentes et du mois précédent, il tout de même relever qu’il a été publié à un niveau de 53, il est tout de même sur ses niveau d’août 2015 et en progression par rapport à la baisse que nous avons connu en octobre 2015. La bonne nouvelle en Espagne provient du net regain du sentiment du consommateur, largement au-dessus des attentes et au plus haut niveau depuis plus de 10 ans.

Plus globalement, en zone euro, l'indice des directeurs d'achat du secteur manufacturier est ressorti un peu plus robuste que le consensus au mois de décembre. L'indicateur s'établit à 53,2 points, au-dessus du mois de novembre ou il atteignait à 52,8 points. L'indicateur de décembre est positionné sur un plus haut depuis avril 2014, tiré notamment par l'Italie, l'Allemagne, la Grèce et même la France avec une pression déflationniste qui tend aussi à se réduire.

Concernant la Suisse, elle n’est pas en reste non plus, puisque l’on a pris connaissance ce matin de la forte progression de l'indice des directeurs d'achat à 52,1 points, soit une hausse de 2,3 points par rapport à novembre. En décembre, le sous-indice production a grimpé de 8,1 à 57,6 points, par rapport à novembre 2015. La production a augmenté dans la plupart des mois de l'année, fluctuant de mois en mois mais à un haut niveau.

Ces bons chiffres de début d’année ne sont malheureusement pas salués de la meilleure manière qu’il soit…

Les valeurs à surveiller

  • Après avoir battu «Titanic» et «Jurassic World», «Le Réveil de la force», septième volet de la saga de la «Guerre des étoiles» (Wall Disney), est désormais en bonne voie pour ravir à «Avatar» le record absolu de recettes aux Etats-Unis. Alors qu'«Avatar» avait réalisé au total 760,5 millions de dollars de ventes sur le marché américain, «Le Réveil de la force» affiche déjà 740,4 millions de dollars de recettes après le week-end du Nouvel An, qui a généré à lui seul un chiffre d'affaires de 88,3 millions pour le film.
  • American Airlines Group a annoncé avoir absorbé sa filiale US Airways Group conformément à une procédure d'intégration des opérations des deux sociétés à la suite de la fusion survenue en 2013.
  • Tesla a annoncé avoir livré 17.400 véhicules durant le quatrième trimestre 2015, ce qui ressort en ligne avec les anticipations du groupe d'Elon Musk, mais sans plus. Sur l'année, Tesla a ainsi livré 50.580 véhicule. Pour le dernier trimestre de l'année 2015, le groupe envisageait des livraisons allant de 17.000 à 19.000 unités. Tesla affiche donc une performance plutôt proche du bas de fourchette, mais parvient à rester «dans les clous». Pour l'année, le groupe envisageait des livraisons allant de 50.000 à 52.000 unités. Le Model S et le Model X ont réalisé des livraisons conformes aux attentes du groupe de Palo Alto. Le Model S a progressé de 75% au quatrième trimestre, en comparaison de l'année antérieure. Le groupe a terminé l'année 2015 sur un rythme hebdomadaire de production de 238 Model X.
  • A en croire Bloomberg, Shire serait en discussions avancées avec Baxalta en vue de déposer une offre de rachat mixte, valorisant la cible environ 32 milliards de dollars (hors dette). Selon l'agence, qui cite des personnes proches des discussions, une annonce officielle pourrait intervenir dans les prochains jours. La transaction proposée par Shire, en numéraire et en actions, valoriserait Baxalta entre 46,5 et 48$ par titre.
  • Citigroup et Credit Suisse ont révélé récemment que leurs principales filiales au Royaume-Uni n'avaient payé aucun impôt sur les sociétés en 2014, ce qui a conduit l'opposition travailliste à réclamer au gouvernement l'annulation de l'allègement d'une taxe du secteur décidé l'an dernier. Au total, sept des dix principales banques commerciales et banques d'investissement étrangères présentes sur le marché britannique ont reconnu que leurs principales filiales locales n'y avaient payé aucun IS (impôt sur les sociétés) en 2014, dernière année pour laquelle ces données sont disponibles.
  • Netflix abandonne 4,6% avant bourse ce lundi à Wall Street. De source de marché, Baird vient de dégrader la valeur à «neutre», contre «surperformance» auparavant. Le broker juge le ratio risque sur récompense désormais équilibré sur le dossier, après la flambée du cours en 2015. Quoi qu'il en soit, Baird demeure optimiste concernant Netflix à plus long terme.
  • Lululemon bénéficie de deux conseils favorables ce lundi. Wells Fargo a revu sa recommandation de «performance de marché» à «surperformance», confiant dans l'atteinte des objectifs de rentabilité. De son côté, Jefferies passe de «conserver» à «achat», louant la qualité des fondamentaux de 'LULU'.
  • McDonald’s profite d'un conseil de Nomura, qui vient de passer de «neutre» à «achat» sur la valeur du géant de la restauration rapide à Wall Street. Le broker anticipe une amélioration des ventes à comparable.
  • Ant Financial Services Group, filiale de Alibaba, a annoncé qu'elle cherchait à lever des fonds auprès d'investisseurs en vue de son introduction en Bourse, pour la deuxième fois en moins de six mois. L'appel de fonds, qui selon Bloomberg pourrait atteindre 1,5 milliard de dollars, se fait seulement quelques mois après une première opération en juillet. Selon la presse officielle, Ant avait alors récolté jusqu'à 4 milliards de dollars alors que la société était valorisée à 45 milliards.

 

La morning note

Les indices américains ont fini leur dernière séance de l’année sur une note largement négative initiée par le manque de volume et la publication d’une statistique économique américaine inquiétante.

Sur l’année, le S&P 500, le Dow Industrial, le Dow Transport et l’indice des small caps terminent dans le rouge aux Etats-Unis (le Nasdaq est le seul indice américain important à terminer dans le vert). Comme le rappelait l’almanach du Trader, le S&P 500 interrompt donc une série de 140 ans (!!) d’année en «5» qui termine dans le vert (par rapport au 31 décembre précédent). Les indices européens eux finissent leur pire mois de décembre depuis 2002.

Si l’on évoque les devises, largement débattues en 2015, l’indice dollar (l’évolution du dollar face à un panier de devise) a fini l’année en hausse de 9.2%.

Concernant le poids lourd des indices américains qu’est Apple, l’action connaît sa pire année depuis 2008. Pire, la valeur perd environ un cinquième de sa valeur depuis son record du 28 avril 2015. A noter également que le fonds Berkshire Hathaway de Warren Buffet a perdu plus de 10% par rapport au S&P 500.

Si l’on évoque maintenant le prix du baril de pétrole, il termine l’année avec sa pire baisse historique sur 2 ans (avec 2014 donc).

Les valeurs «énergétiques» connaissent leur pire mois depuis 2012. Si l’on prend finalement le prix du baril de pétrole, de l’or et l’évolution du Dow Jones, ils terminent tous 3 de manière négative pour la première fois depuis 1984….

Source d’espoir, rappelons cependant que l’année suivante, en 1985, le prix du baril de pétrole avait progressé de près de 30%, l’or de près 15% et le Dow Jones de près de … 30%.

1. Les surprises de 2016

En fin d’année 2015, nous avons pris le loisir de faire un bilan de cette longue année et donné certaines indications concernant ce qui pourrait arriver en 2016.

Aujourd’hui, nous listons quelques risques (non-exhaustifs) qui pourraient prendre le consensus de cours ces 12 prochains mois:

a. Zone euro

Risques politiques

• Les élections au Portugal débouche sans majorité et bloque le processus des réformes en cours

• L’Espagne n’arrive pas à constituer une coalition claire et voit ses efforts de réformes réduits à néant

• Matteo Renzi se voit forcé de démissionner pour tenter de faire passer ses réformes

• Les créanciers de la Grèce estiment que les réformes ne sont pas assez nombreuses et demandent beaucoup plus

Risques monétaires

• La banque centrale européenne (BCE) confirme que le programme d’achat d’actifs ne sera pas prolongé au-delà de la rallonge de 360 milliards récemment annoncée ce qui à pour conséquence (entre autre) une forte appréciation de l’euro.

Risques économiques

• L’inflation n’arrive pas à décoller ce qui pousse les investisseurs à parler d’une «japonisation» de la zone euro.

b. Etats-Unis

Risques politiques

• L’arrivée au pouvoir de Donald Trump (au-delà de son programme) pourrait créer une certaine confusion politique qui n’est aujourd’hui pas dans le consensus.

Risques monétaires

• Considérant, au vue des faibles statistiques économiques, que la hausse des taux d’intérêt directeurs du 16 décembre 2015 était une erreur, la réserve fédérale américaine (Fed) décide de les baisser (risque d’ailleurs évoqué en novembre 2015 par le Fond Monétaire international (FMI)).

• D’un autre côté, une trop forte et rapide remontée des taux d’intérêt (supérieur à 4 fois (actuellement escompté) dans l’année par exemple).

Risques économiques

•Les statistiques économiques ne confirment pas la phase de normalisation et le secteur de l’immobilier montre des signes inquiétants de rupture.

c. Chine

Risques politiques

• Le leadership de Xi Jinping se voit contester de plus en plus et ses réformes ont de plus en plus de mal à passer

Risques monétaires

• La banque centrale chinoise poursuit sa dévaluation du Yuan face au dollar, les investisseurs recommencent à parler d’un début de guerre des changes

• La banque centrale chinoise refuse d’agir pour enrayer la baisse de son (ses) indice (s)

Risques économiques

•Une croissance qui tombe à 6% largement en dessous des prévisions actuelles

•L’inflation qui retombe et laisse croire à une phase de déflation

•Les prix de l’immobilier se dégonflent fortement

d. Devises et Obligations

• La banque nationale suisse (BNS) baisse par 2 fois son taux de dépôt pour tenter de contrer l’appréciation du franc suisse face à l’euro notamment

• Le dollar atteint les 1.20 – 1.25 face à l’euro (à cause de la faiblesse des statistiques économiques américaines et une erreur de politique monétaire de la BCE), avec les implications que cela peut avoir sur les devises émergentes entre autre

• L’effondrement de la catégorie des high yield de troisième zone (CCC et Junk bonds) s’étend progressivement aux catégories B.

e. Matières premières

• Sous le coup (entre autre) de la faiblesse du dollar et de tensions géopolitiques, le baril de pétrole entame un très fort rebond ce qui pousse les investisseurs à reparler d’un objectif à court terme du prix du baril à 80 dollars.

• L’acier, le cuivre, l’or et les valeurs minières suivent la même tendance que le prix du baril de pétrole et retrouve une certaine jeunesse.

f. Géopolitique

• Les tensions au moyen orient prennent de plus en plus d’ampleur à travers une cassure confessionnelle par exemple

• L’Etat-Islamique (autoproclamé) prend de plus en plus d’importance forçant la cohalition à envisager une intervention «à terre».

• L’on reparle de guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie et de nouvelles sanctions sont envisagées.

N’oubliez pas de suivre notre dernier chapitre concernant 2016 qui sera publié sous peu sous forme de calendrier économique et politique pour cette nouvelle année.

2. Les statistiques américaines

Si c’était la dernière séance de l’année, il y a tout de même une statistique importante qui a été publiée au Etats-Unis et elle n’était franchement pas bonne, voire inquiétante:

Le Chicago PMI

L'activité manufacturière dans la région de Chicago s'est fortement contractée en décembre 2015, contrairement à ce qu’attendait le consensus selon les statistiques publiées jeudi passé. En détail, l'indice PMI de Chicago s'est établi à 42,9 en décembre contre 48,7 en novembre, alors que le consensus attendait un rebond à 49,8. L'indice est ainsi au plus bas depuis juillet 2009.

Les pessimistes nous rappellerons que l’indice n’a jamais été à ce niveau sans que les Etats-Unis ne rentrent en récession.

3. Une nouvelle volonté d’indépendance

Après l’Argentine, le Vietnam va désormais fixer chaque jour un cours pivot du dong face au dollar. C’est un nouveau pays qui abandonne son taux fixe afin d'accroître la flexibilité du marché.

Selon les déclarations de la banque centrale vietnamienne, cette politique devrait permettre au taux de change d'être plus flexible en accord avec la demande et l'offre de devises étrangères au Vietnam et avec l'évolution des marchés mondiaux, tout en maintenant le rôle directeur de la Banque de l'Etat du Vietnam.

Pour mémoire, jusqu'à aujourd’hui, la devise vietnamienne (le dong) pouvait varier autour du taux fixe face au dollar (rarement ajusté). Jusqu’à hier, les banques vietnamiennes sont autorisées à échanger du dollar dans une fourchette de 3% à la hausse ou à la baisse par rapport au taux pivot.

 A qui le prochain tour?

4. Les tensions remontent d’un cran

La nouvel du week-end est bien évidement à mettre sur le regain de tension au Moyen-Orient après l’exécution (entre autre) d’un haut dignitaire chiite en Arabie Saoudite qui a provoqué la colère des autorités iraniennes et indiennes notamment.

Ce matin, l'Arabie saoudite a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran. Dans une conférence de presse, le ministre Adel al Djoubeir a précisé que son pays avait demandé au personnel de la mission diplomatique iranienne et aux administrations qui lui sont rattachées en Arabie saoudite de quitter le territoire dans un délai de 48 heures.

Le ministre saoudien a affirmé que l'Arabie saoudite était déterminée à ne pas laisser l'Iran affaiblir sa sécurité nationale.

Les premières conséquences de cette escalade sont un appel au calme, mais aussi une hausse du prix du baril de pétrole et une baisse significative des indices en Asie et certainement en Europe aussi. Nous aurons le temps d’étudier les autres conséquences économiques dans nos prochains Mornings.

5. Cette semaine

Aujourd’hui, nous suivrons la publication des PMI’s manufacturier en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Demain c’est l’ouverture du Salon technologique de Las Vegas, les statistiques de l’emploi allemand et l’IPC de la zone euro qui animeront la journée.

Mercredi, nous suivrons les PMI’s des services en Chine, en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Jeudi, nous observerons les ventes au détail en Allemagne, le taux de chômage et le sentiment économique en zone euro ainsi que les inscriptions hebdomadaire aux Etats-Unis.

Finalement, vendredi, c’est le taux de chômage aux Etats-Unis qui devrait apporter de la volatilité aux indices.

Les indices européens devraient ouvrir en nette baisse ce matin suite à la clôture de New-York, l’effondrement des indices chinois ce matin (qui ont clôturé sur la limite basse et n’ont pas pu aller au terme de la séance) initiée par l’intensification des tensions au moyen orient (l’Arabie Saoudite vient de décider de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran) et la publication de statistiques économiques contradictoires.

Tendance asiatique

Beaucoup de confusion en Chine et plus globalement en Asie ce matin. Tout d’abord, des statistiques contradictoires en Chine, avec d’un côté la baisse de l’indice PMI Caixin-Markit (tombé à 48,2 en décembre, contre 48,6 en novembre, alors que le marché anticipait un léger rebond à 49.) et d’un autre côté, le rebond de l’indice PMI du secteur manufacturier officiel. Si l’on se focalise sur les détails de ce dernier indicateur, l’on constate que l'activité dans le secteur manufacturier chinois s'est contractée en décembre pour le cinquième mois d'affilée. Il s'est établi à 49,7 en décembre, conformément aux attentes du consensus mais légèrement meilleur que le mois précédent (49,6). Les prises de commandes globales, en Chine et à l'étranger, se sont établies à 50,2 en décembre après 49,8 en novembre. Progression aussi en ce qui concerne les seules à l'export, elles sont à 47,5 contre 46,4 en novembre. Bonne nouvelle encore concernant l'activité dans le secteur des services qui s'est accélérée en décembre, puisqu’il s'est établi à 54,4 le mois dernier, contre 53,6 en novembre. La phase de transition économique est donc belle et bien en cours, l’on ne peut plus en douter.

Les investisseurs chinois semblent finalement aussi résignés, ne croyant plus dans une intervention imminente et immédiate de la banque centrale chinoise.

Les indices chinois n’ont donc pas pu aller au terme de leur séance puisque, selon les nouvelles lois en vigueur, les bourses chinoises de Shanghai et Shenzhen ont arrêté leurs échanges pour la journée après une chute de 7%.

Au Japon, le Nikkei est aussi en baisse malgré les déclarations du Premier ministre japonais Shinzo Abe qui a annoncé ce matin que le pays n'était plus en déflation et promis que le gouvernement et la banque centrale travailleraient ensemble pour la supprimer totalement.

Actualités

  • L'Arabie saoudite a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran, a annoncé dimanche le ministre saoudien des Affaires étrangères au lendemain de l'exécution d'un dignitaire chiite par le gouvernement de Ryad qui a provoqué la colère des autorités iraniennes. Dans une conférence de presse, le ministre Adel al Djoubeir a précisé que son pays avait demandé au personnel de la mission diplomatique iranienne et aux administrations qui lui sont rattachées en Arabie saoudite de quitter le territoire dans un délai de 48 heures. L'Arabie saoudite est déterminée à ne pas laisser l'Iran affaiblir sa sécurité nationale, a affirmé le ministre saoudien.
  • L'Union chrétienne-sociale (CSU), alliée bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, ne veut pas que l'Allemagne accueille plus de 200.000 réfugiés et demandeurs d'asile chaque année, soit un cinquième environ du flot de migrants enregistré en 2015.
  • Le parti espagnol de gauche CUP (Candidature d'unité populaire) a confirmé dimanche qu'il s'opposait à un nouveau mandat du chef de l'exécutif catalan Artur Mas, ce qui devrait entraîner de nouvelles élections régionales en Catalogne, probablement en mars.
  • Le gouverneur de la banque centrale grecque a appelé, dans un texte publié dimanche, le gouvernement d'Alexis Tsipras à mettre en oeuvre les réformes prévues par le plan d'aide international en soulignant que l'inaction exposerait l'économie du pays à des risques qu'elle n'est pas en mesure d'assumer. Une réforme du système de retraites, notamment, est un préalable nécessaire au succès de la première revue par les créanciers internationaux de l'application de l'accord conclu en juillet.
  • L'agence des privatisations grecques a annoncé dimanche avoir signé un accord de 400 millions d'euros avec le fonds d'investissement Jermyn Street Real Estate Fund sur la vente d'Astir Palace, un complexe touristique de luxe situé près d'Athènes.
  • Les grandes sociétés britanniques restent majoritairement favorables au maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne (UE). Elles sont toutefois nettement moins nombreuses à le défendre qu'il y a six mois, révèle un sondage réalisé auprès de directeurs financiers.
  • Le commissaire européen à l'Economie et à la Société numériques, Günther Öttinger, va demander à l'Union européenne de lancer une procédure contre la Pologne à propos d'un projet de loi révisant la législation concernant les médias publics.
  • Vladimir Poutine a signé le 31 décembre un document officiel dans lequel les Etats-Unis sont qualifiés de menace pour la sécurité de la Russie, ce qui est inédit.
  • Le gouvernement du sultanat d'Oman a élaboré un plan à cinq ans censé permettre de réduire de moitié la dépendance de l'économie au secteur pétrolier. Le plan 2016-2020, dévoilé dans un communiqué publié samedi soir par le Conseil suprême de la planification, rassemble plus de 500 programmes et plan visant à diversifier l'économie locale, aussi bien dans l'industrie manufacturière, les mines ou les transports que le tourisme. L'objectif final est de ramener la contribution du secteur pétrolier au PIB à 22% dans cinq ans contre 44% aujourd'hui et celle du gaz naturel de 3,6% à 2,4%.

Energie / Utilities

► Les fournisseurs d'énergie en France vont devoir financer jusqu'à 900 millions d'euros sur deux ans de travaux d'économies d'énergie en faveur des ménages en situation de précarité énergétique, une nouvelle obligation qui découle de la loi sur la transition énergétique, et mise en œuvre par un décret publié au Journal officiel.

Prix du baril

Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse ce matin en Asie après la décision de Ryad de rompre ses relations avec l'Iran en raison de tensions nées de l'exécution d'un dignitaire chiite dans le royaume saoudien.

Industrie / Minières / Automobile

► Après avoir battu «Titanic» et «Jurassic World», «Le Réveil de la force», septième volet de la saga de la «Guerre des étoiles» (Wall Disney), est désormais en bonne voie pour ravir à «Avatar» le record absolu de recettes aux Etats-Unis. Alors qu'«Avatar» avait réalisé au total 760,5 millions de dollars de ventes sur le marché américain, «Le Réveil de la force» affiche déjà 740,4 millions de dollars de recettes après le week-end du Nouvel An, qui a généré à lui seul un chiffre d'affaires de 88,3 millions pour le film.

► La compagnie aérienne japonaise ANA Holdings va commander trois Airbus A380, pour un montant d'environ 150 milliards de yens (1,14 milliard d'euros), rapporte le journal Nikkei.

► American Airlines Group a annoncé avoir absorbé sa filiale US Airways Group conformément à une procédure d'intégration des opérations des deux sociétés à la suite de la fusion survenue en 2013.

► Daimler s'attend à ce que le marché des poids lourds reste difficile au Brésil l'année prochaine après un recul d'au moins 50% cette année, a déclaré le directeur financier du constructeur automobile allemand, dans un entretien accordé au magazine allemand Börse Online.

► SGS a racheté les actifs et activités de Accutest Laboratories, présenté comme la cinquième société d'expertise complète en matière environnementale aux Etats-Unis.

► Schindler a finalisé au 30 décembre 2015 le programme de rachat d'actions débuté le 3 janvier 2013. Au total 3,8 millions nominatives et 5,4 millions actions au porteur ont été servies, ce qui représente un total de 7,8% du capital de base

► Hyundai Motor et sa filiale Kia, prévoient une croissance des ventes maussade pour 2016, sous l'effet du ralentissement de la demande chinoise et du renforcement de la devise sud-coréenne. Les deux sociétés ont estimé que leurs ventes combinées s'élèveraient à 8,13 millions de véhicules dans le monde en 2016, contre environ 8 millions en 2015, a écrit Chung Mong-Koo, patron du groupe Hyundai Motor

► Le CEO de ThyssenKrupp pense que les aciéristes marchent vers la consolidation sectorielle, mais probablement pas sous la forme de prises de contrôle au sens traditionnel du terme. Dans un entretien à l'hebdomadaire 'Welt am Sonntag', Heinrich Hiesinger explique que la sidérurgie doit envisager des alliances plutôt que des fusions, compte tenu du manque de trésorerie patent qui affecte des entreprises qui luttent quotidiennement pour leur survie. Il estime que son groupe pourrait faire partie de ce processus de consolidation. Le dirigeant prévient aussi les autorités européennes qu'une réorganisation du système des quotas d'émissions telle qu'elle est actuellement planifiée empêchera les producteurs européens d'être compétitifs. Dans la même veine, Hiesinger exhorte Bruxelles à introduire des prix planchers si la Chine continue à exporter à tarifs cassés.

Financières

► Citigroup et Credit Suisse ont révélé récemment que leurs principales filiales au Royaume-Uni n'avaient payé aucun impôt sur les sociétés en 2014, ce qui a conduit l'opposition travailliste à réclamer au gouvernement l'annulation de l'allègement d'une taxe du secteur décidé l'an dernier. Au total, sept des dix principales banques commerciales et banques d'investissement étrangères présentes sur le marché britannique ont reconnu que leurs principales filiales locales n'y avaient payé aucun IS (impôt sur les sociétés) en 2014, dernière année pour laquelle ces données sont disponibles.

► Crédit Agricole Suisse a versé à la justice américaine 99,21 millions de dollars pour régler un litige fiscal concernant des comptes à l'étranger détenus par des ressortissants américains, a annoncé sa maison mère Crédit Agricole.

► Vontobel annonce le décès, le 3 janvier, de son président d'honneur Hans Vontobel dans sa 100e année. Le banquier assumait cette fonction depuis 1991. M. Vontobel a également occupé le poste de président de la Bourse de Zurich durant de nombreuses années et siégé aux conseils d'administration de l'Association suisse des banquiers et de la Neue Zürcher Zeitung, indique la société zurichoise dans un communiqué.

► La banque Edmond de Rothschild envisage d'externaliser une partie de ses activités informatiques et également celles de ses filiales suisses et luxembourgeoises, indique-t-elle lundi. L'établissement s'est ainsi engagé dans une négociation exclusive avec la société d'informatique bancaire B-Source, sise à Lugano. B-Source a été présélectionné, notamment pour sa solution développée autour d'Avaloq.

Informations et Technologies

► Orange et Bouygues ont conclu fin décembre un accord de confidentialité qui signe le début des pourparlers officiels en vue du rachat des activités du groupe de BTP dans les télécommunications, selon le Journal du Dimanche. Toujours selon le JDD, les discussions portent uniquement sur Bouygues Telecom et non sur la chaîne TF1, qui a fait en décembre l'objet de rumeurs. L'hebdomadaire fait état de réunions prévues dans les prochains jours entre les équipes dirigeantes des deux groupes pour aborder en particulier les questions liées à la valorisation et à la gouvernance.

► Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) va examiner la proposition de l'OCDE de privatiser Swisscom. Selon sa directrice Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, il est nécessaire de savoir si la stratégie de la Confédération satisfait aux exigences d'aujourd'hui.

► Le PDG de Facebook, a annoncé dimanche qu'il se lancerait dans la construction en 2016 d'un robot aux programmes sophistiqués pour gérer sa maison et l'aider dans son travail.

Consommation

► Vroom & Dreesman, la première chaîne néerlandaise de grands magasins, a été déclarée en faillite, lit-on dans un communiqué publié sur son site.

► LeShop.ch a de nouveau enregistré un chiffre d'affaires record l'an dernier malgré le franc fort et le tourisme d'achat. Le supermarché en ligne de Migros a vu ses ventes progresser de 6,6%, soit 11 mio CHF, pour s'établir à 176 mio.

► TAG Heuer (LVMH) veut fabriquer à terme ses montres connectées en Suisse. Lancée il y a deux mois, sa «smartwatch» s'est vendue à quelque 6000 exemplaires à fin 2015.

Pharmaceutique

► L'agence américaine du médicament a validé en toute fin d'année 2015 le lancement de la première étude clinique de Nanobiotix aux Etats-Unis, concernant le candidat NBTXR3 dans le cancer de la prostate. Le laboratoire peut ainsi lancer sa phase I/II, dont la première partie sera assurée dans les départements de radiothérapie de trois sites d'investigation cliniques outre-Atlantique. Les analystes attendaient la réponse de la FDA pour la fin 2015, si bien que le calendrier est respecté.

La statistique du jour

*Mirabaud Securities LLP

 

 

 






 

AGEFI



 
...