UBS snobée par Aramco pour son IPO

mercredi, 17.01.2018

UBS n'aurait pas été retenu pour un rôle de premier plan dans le cadre de l'introduction en Bourse (IPO) prévue d'Aramco, une des plus importantes jamais réalisées.

UBS n'a pas été invitée aux pourparlers qui se tiendront ces prochaines semaines en Arabie saoudite.(keystone)

Cinq sources proches des milieux financiers ont confié à l'agence Reuters que la mise à l'écart du groupe bancaire UBS par Aramco serait due au fait que le numéro un bancaire helvétique n'a pas accordé de prêt au colosse saoudien au cours des quinze dernières années.

Sollicitée mercredi par AWP, la banque aux trois clés n'a pas souhaité commenter l'information.

Selon des sources proches du dossier, UBS et Bank of America Merrill Lynch n'ont pas été invitées aux pourparlers qui se tiendront ces prochaines semaines en Arabie saoudite - et auxquels devraient participer leurs principaux concurrents, notamment Citi, Goldman Sachs et Deutsche Bank - afin de déterminer qui décrochera le mandat de coordination de l'IPO.

A en croire les sources citées par Reuters, l'exclusion de deux des plus importantes banques d'investissement mondiales est à mettre en lien avec une pratique commune au Moyen-Orient, qui consiste à lier l'octroi de mandats de conseil aux montants qu'un établissement de crédit est disposé à prêter.

L'américain JP Morgan et le britannique HSBC, respectivement premier et sixième pourvoyeurs de fonds à Aramco, ont déjà décroché des mandats de conseil, alors que Citi figure en troisième position.

L'agence américaine relève qu'Aramco aura besoin d'emprunter "des montants significatifs" aux banques occidentales ces prochaines années afin d'honorer ses engagements en matière d'investissement. L'entreprise prévoit notamment d'investir quelque 300 milliards de dollars dans la production pétrolière et gazière au cours des dix prochaines années.

L'IPO d'Aramco est une des pièces maîtresses de la réforme économique entreprise par le prince Mohammed bin Salman afin de réorganiser l'économie du Royaume et de réduire sa dépendance aux revenus pétroliers. Selon des sources gouvernementales, la valeur d'Aramco serait de 2000 milliards de dollars.(awp)





 
 
 
 

AGEFI

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