Procédure de la Finma: l'ex-patron de Raiffeisen ne s'estime pas coupable

dimanche, 24.12.2017

Pierin Vincenz, l'ancien patron de Raiffeisen et ex-président de l'assureur Helvetia, ne se considère pas comme un banquier déchu. Sa démission d'Helvetia n'est en aucun cas un aveu de culpabilité.

"J'ai toujours agi dans l'intérêt de Raiffeisen" estime Pierin Vincenz, l'ancien patron de Raiffeisen et ex-président de l'assureur Helvetia. (Keystone)

"J'ai toujours agi dans l'intérêt de Raiffeisen", souligne Pierin Vincenz, l'ancien patron de Raiffeisen et ex-président de l'assureur Helvetia dans un entretien au SonntagsBlick. Il

explique avoir agi "de manière entrepreneuriale". "Il y a peut-être eu un cas limite, que l'on juge a posteriori différemment avec la compréhension actuelle de la gouvernance d'entreprise. Je ne peux pas l'exclure", précise-t-il.

Pierin Vincenz affirme toutefois avoir bonne conscience. Raiffeisen n'aurait jamais connu une croissance si rapide sans des processus décisionnels simples, estime-t-il. A ses yeux, les procédures dans le secteur de la finance sont devenues beaucoup trop compliquées durant les 30 dernières années.

Le Grison regrette la disparition d'une certaine liberté d'entreprise, qui existait auparavant dans le secteur bancaire. C'est pourquoi il a annoncé qu'il ne travaillerait plus dans le secteur de la finance régulée.

Dommages médiatiques

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a clôturé la semaine passée la procédure qui avait été ouverte à son encontre en raison de cette promesse et de sa démission de l'assureur st-gallois.

Cette procédure est devenue sans objet après qu'il a quitté ses fonctions dirigeantes auprès d'établissements assujettis à la FINMA. Pierin Vincenz renoncera à l'avenir à toute fonction de ce genre dans des entreprises actives sur les marchés financiers.

Lundi dernier, Pierin Vincenz avait annoncé sa démission avec effet immédiat de son poste de président du conseil d'administration d'Helvetia. Il avait notamment justifié son départ par l'incertitude constante et les dommages médiatiques collatéraux liés à cette enquête.

Conflits d'intérêts

Différentes investigations de la FINMA sur la gouvernance d'entreprise de Raiffeisen Suisse étaient à l'origine de cette procédure. Celle-ci concernait principalement la gestion des conflits d'intérêts en lien avec d'importantes participations.

La décision de Pierin Vincenz, qui a dirigé Raiffeisen de 1999 à 2015, n'est pas un aveu de culpabilité. "Le fait que je ne veuille plus travailler dans le secteur de la finance est dû au fait que je me sens trop limité dans ma liberté entrepreneuriale". En outre, la procédure de la FINMA aurait duré trop longtemps, précise-t-il.

Pierin Vincenz rejette également les allégations selon lesquelles il aurait promu sa femme à la direction de Raiffeisen. "Ce fut la décision de mon successeur et non la mienne", soutient-il.(awp)





 
 
 
 

AGEFI


 

 




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