Une fondation lausannoise dédiée à l’exploration sous-marine

mardi, 02.02.2016

Créée en 2015 par le Franco-Suisse Julien Pfyffer, la Fondation Octopus s’est donnée pour mission de favoriser l’exploration du monde marin dans les domaines de la biologie et de l’archéologie sous-marine et de rendre ce savoir accessible au plus grand nombre.

L'équipe de la Fondation Octopus lors de l'expédition pilote en Grèce. Photo: Fondation Octopus

Notre planète est recouverte à 71% par les mers et les océans, dont seuls 5% ont été explorés à ce jour. C’est en partant de ce constat que Julien Pfyffer, journaliste, marin et plongeur professionnel, a créé la Fondation Octopus, établie à Lausanne.

«C’est en initiant et dirigeant plusieurs expéditions en mer que j’ai réalisé à quel point l’exploration marine en était à ses premiers balbutiements, explique Julien Pfyffer. Mais c’est en tant que reporter pour plusieurs média généralistes (Paris Match, Time Magazine) que j’ai compris le fossé qu’il y avait entre la recherche scientifique et le grand public. La Fondation Octopus, reconnue d’utilité publique, est là pour améliorer l’exploration mais aussi les connaissances publiques.»

Pour ce faire, la Fondation Octopus va apporter un soutien financier aux projets sélectionnés ainsi qu’un accompagnement sur le terrain des chercheurs en leur proposant un soutien opérationnel, logistique, technique et médiatique.

Pour atteindre ses objectifs, la Fondation Octopus vise à établir des partenariats solides avec des organisations internationales telles que l’UICN ou l’UNESCO, et à établir des relations de collaboration avec des institutions de recherche de renommée telles que l’UNIGE, l’UNIL, le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris ou l’agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

En 2015, à l’occasion de sa première année d’existence, la Fondation a notamment mené à bien un projet pilote dans une île de l’ouest de la Grèce qui visait à étudier les restes d’un avion de chasse britannique (Bristol Beaufighter), abattu et coulé par les Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En utilisant les dernières avancées technologiques, l’équipe de la Fondation a démontré qu’il était possible d’immerger gratuitement le public dans les fonds marins pour leur faire admirer en 3D les trésors biologiques et archéologiques du monde marin.

En 2016, la Fondation Octopus prévoit de soutenir deux projets en Méditerranée, qui seront dévoilés au terme des pourparlers actuellement en cours avec les autorités concernées.

Une équipe de la Fondation s’entraine d’ores et déjà en France, dans l’étang de Thau. «Les entraînements de plongée que nous réalisons ont pour but de tester notre capacité à réaliser le type de documentation que nous avons mené sur le projet pilote en Grèce, mais dans des conditions beaucoup plus difficiles de température, de visibilité et de météo», précise encore Julien Pfyffer. « Nous réalisons ces entraînements en partenariat avec le DRASSM, qui étudie des traces d’occupations humaines néolithiques dans la région.» 





 
 
 
 

AGEFI

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