11% des Suisses prêts à se tourner vers les cryptomonnaies

vendredi, 29.12.2017

A l'heure où Israël et la Corée du Sud souhaitent interdire le commerce de monnaies virtuelles dans leur pays, et alors que le bitcoin s'est enfin stabilisé après sa spectaculaire envolée de décembre, un Suisse sur dix se déclare prêt à investir dans les cryptomonnaies.

Un Suisse sur dix prêt à investir dans les cryptomonnaies (Pixabay)

Environ 11% des personnes interrogées par Comparis sont disposées à investir en 2018 dans les cryptomonnaies, malgré les avertissements sur les risques de bulle spéculative et les appels à la régulation de cette nouvelle classe d'actifs, a indiqué vendredi le portail comparatif.

Quelque 9% des 1034 personnes interrogées en Suisse au mois de décembre ont déjà acheté des devises virtuelles. Alors que 92% disent «vouloir essayer» ce type de placement, seuls 8% escomptent des gains, a détaillé Comparis.

Les jeunes plus enthousiastes

Par tranche d'âge, les moins de 36 ans sont plus enclins à investir dans les cryptomonnaies que leurs aînés. Seuls 5% des plus de 55 ans sont ainsi disposés à placer leurs avoirs dans le bitcoin et autres monnaies électroniques.

La bitcoin, plus importante cryptomonnaie en termes de capitalisation de marché, a connu une envolée spectaculaire depuis le début de l'année. Alors que la monnaie virtuelle ne valait qu'environ 1000 dollar début janvier, elle a bondi à 19.000 dollar en décembre. Le cours s'est récemment stabilisé autour de 16.700 dollar selon coinmarketcap.com, après des avertissements lancés par plusieurs régulateurs.

Interrogations au plan international

Mardi, la commission de contrôle israélienne des valeurs mobilières a affirmé vouloir interdire le commerce de cryptomonnaies en Israël tant que les transactions impliquant ces monnaies ne sont pas réglementées.

La Corée du Sud lui a emboîté le pas jeudi, Séoul ayant annoncé l'interdiction des échanges anonymes de cryptomonnaies et un renforcement de la lutte contre leur utilisation à des fins de blanchiment.

Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, avait récemment pressé les autorités de régulation européennes de moderniser urgemment les règles financières pour faire face à la volatilité du bitcoin.

Quant à Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), elle avait estimé que le bitcoin «ne constitue pas une devise officielle» et enjoint aux institutions financières de s'assurer que leurs transactions en bitcoins ne violent pas les lois sur le blanchiment d'argent. (awp)





 
 
 
 

AGEFI


 

 




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