Les Suisses se prononcent sur le projet fiscal et les armes

dimanche, 19.05.2019

Tant débattue, la réforme de l'imposition des entreprises est soumise ce dimanche au vote des Suisses.

Les Suisses se prononcent ce dimanche sur la réforme de l'imposition des entreprises. (Keystone)

On saura ce dimanche après-midi quel accueil les Suisses réservent à la réforme de l'imposition des entreprises couplée à un financement de l'AVS ainsi qu'au durcissement de la loi sur les armes. Les sondages étaient plutôt favorables.

Il y a dix jours, aussi bien l'institut gfs.bern que Tamedia donnaient le "oui" gagnant avec respectivement 59% et 61% pour le projet fiscal et 65% et 57% pour les armes.

Après l'échec de la "RIE III" en 2017, une nouvelle mouture a été lancée pour la réforme de l'imposition des entreprises. L'enjeu est toujours le même: remplacer les statuts fiscaux spéciaux, décriés au niveau international, par d'autres allègements.

Un compromis concocté au Parlement a lié le dossier à l'AVS, qui devrait recevoir deux milliards de francs à titre de "compensation sociale". La voilure du projet a également été revue pour satisfaire les doléances de la gauche, des PME et du canton de Zurich.

La majorité des socialistes, le PDC et le PLR se sont rangés derrière le compromis. Une partie de la gauche emmenée par les Verts n'y voit que la même soupe antisociale qu'en 2017. A droite, certains, dont les Vert'libéraux, ne veulent rien savoir d'un lien avec l'AVS. L'UDC a finalement renoncé à lancer un mot d'ordre.

<hl2>Schengen en jeu</hl2>

Les Suisses doivent aussi se prononcer sur l'adaptation de la loi sur les armes au droit européen. Ce durcissement découle des nouvelles mesures antiterroristes de l'UE et veut notamment interdire les armes semi-automatiques. Berne a obtenu plusieurs dérogations lors de l'élaboration de la directive de l'UE, notamment sur l'arme d'ordonnance.

Un rejet compromettra la participation helvétique à l'espace Schengen. La coopération se terminera automatiquement, à moins que tous les Etats de l'UE et la Commission européenne acceptent, dans les 90 jours suivant la notification helvétique, de faire une concession à la Suisse.

Le référendum a été lancé par la Communauté d'intérêts du tir suisse. Pour elle, plus de 80% des armes utilisées pour les sports de tir seront immédiatement interdites si la révision passe la rampe. L'UDC soutient les référendaires, à l'inverse de tous les autres grands partis. (awp)





 
 
 
 

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