Changer d’appartement en ville coûte en moyenne 35% plus cher

jeudi, 13.02.2020

Si un citadin est contraint de déménager, il devra payer un loyer en moyenne 35% plus cher à celui de son ancien appartement, selon l'étude de Raiffeisen. Il n’est donc pas étonnant que les citadins décident de quitter les villes.

Pour un prix modéré, de nombreux habitants peuvent quitter leur appartement en location marqué par le temps et emménager dans une nouvelle construction moderne.(Pixabay)

Les zones périphériques offrent des appartements neufs qui attirent aujourd’hui des locataires d’appartements anciens en ville, car ils se retrouvent sinon dans l’obligation d’effectuer des rénovations ou des concessions sur les prix. 

Sur le marché des immeubles de rapport, Raiffeisen observe dans sa dernière étude immobilière des ajustements intéressants en raison du taux de construction élevé hors des grands centres. Au sein des communes périphériques qui enregistrent des taux de vacance accrus, le portefeuille d’anciennes constructions est actuellement délaissé au profit de nouvelles constructions modernes et tout confort.En effet, ces dernières sont devenues relativement plus attractives en raison de la baisse des loyers proposés.

Pour un prix modéré, de nombreux habitants peuvent quitter leur appartement en location marqué par le temps et emménager dans une nouvelle construction moderne. «Les propriétaires d’immeubles plus anciens doivent agir s’ils souhaitent que leurs biens restent concurrentiels. Des concessions sur les loyers ou des rénovations onéreuses sont en effet nécessaires», explique Martin Neff, chef économiste chez Raiffeisen Suisse. 

Les citadins délaissent les villes

La population résidente locale n’est pas la seule à trouver les nouvelles constructions attractives. Les citadins aussi ont davantage tendance à quitter les villes pour rejoindre des communes rurales périphériques bien desservies.

Si l’on prend uniquement en compte la population nationale, le nombre d’habitants qui quittent les villes est supérieur au nombre d’habitants qui y emménagent. Aujourd’hui, les villes s’étendent uniquement grâce à l’afflux d’immigrants qui n’ont qu’une connaissance limitée du marché immobilier local. «Si un citadin est contraint de déménager, il devra payer un loyer nettement supérieur à celui de son ancien appartement. Dans les cinq plus grandes villes de Suisse, son nouvel appartement lui reviendra en moyenne 35% plus cher. S’il déménage en agglomération ou à la campagne, il pourra non seulement diminuer ses frais de logement, mais également jouir d’une meilleure qualité de vie dans un appartement plus récent et plus spacieux. Il n’est donc pas étonnant que les citadins décident de quitter les villes», conclut Martin Neff.

«La différence de prix est encore plus prononcée si le locataire a vécu longtemps dans l’appartement. Il s’agit d’une conséquence du droit du bail, qui a conduit dans de nombreuses régions de Suisse à la formation d’un grand fossé entre les loyers en cours et les loyers proposés.»





 
 
 
 

AGEFI

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