L'UE ne fera pas d'autres concessions à la Suisse

vendredi, 28.12.2018

Selon le président du PDC Gerhard Pfister, si la Suisse veut rester indépendante, elle doit "serrer les dents".

Le président du PDC Gerhard Pfister estime que l'UE ne fera pas d'autres concessions à la Suisse dans le cadre de l'accord institutionnel.

Le président du PDC Gerhard Pfister estime que l'UE ne fera pas d'autres concessions à la Suisse dans le cadre de l'accord institutionnel. "Nous devons simplement être conscients que nous en payerons le prix, si nous ne soutenons pas l'accord-cadre", avertit-il.

Mais si la Suisse veut rester indépendante, elle doit "serrer les dents", explique M. Pfister dans un entretien diffusé vendredi par le journal alémanique Blick. "C'est quand même toujours mieux que de signer de manière précipitée au début de l'année un accord-cadre qui n'a aucune chance en politique intérieure", remarque-t-il.

M. Pfister n'avait déjà pas caché il y a deux semaines qu'il ne voyait pas grand avantage à cet accord institutionnel, mis en consultation par le Conseil fédéral. "Il n'y a pas un argument fort pour un accord-cadre. Je ne vois pas ce qui est dans l'intérêt de la Suisse", avait-il ajouté.

Il jugeait même que les "chicanes" de l'Union européenne (UE), comme une équivalence limitée pour la bourse suisse, étaient "une énorme erreur". La population suisse accepte d'autant moins l'idée européenne lorsqu'elle se sent traitée de la sorte, avait-il lâché.
Le président du PDC entend rester à la tête du parti encore quelque temps. "Je m'imagine bien conduire le PDC aux élections" législatives fédérales de 2023.

M. Pfister cite l'ancien président de l'UDC, Toni Brunner, en exemple. "Bien qu'il ait passé la moitié de sa vie à Berne, il est resté crédible jusqu'à la fin". Le conseiller national st-gallois de 44 ans a annoncé vouloir quitter le monde politique d'ici à la fin de l'année.(ats/awp)





 
 
 
 

AGEFI

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