Neuchâtel: permis de construire obligatoire pour les antennes 5G

mercredi, 06.11.2019

Le Grand Conseil neuchâtelois veut que la construction de nouvelles antennes de téléphonie mobile et toutes les adaptations d'antennes existantes soient soumises à une procédure ordinaire de permis de construire.

Même les adaptations dites mineures, qualifiées de cas "bagatelle" par les opérateurs, devront faire l'objet d'une mise à l'enquête publique.(Keystone)

Les députés neuchâtelois ont accepté mercredi une recommandation du groupe POPVertsSol exigeant qu'un permis de construire soit obligatoire pour les antennes 5G. Trois émetteurs de cette téléphonie ont été installés dans le canton sur des mâts existants.

Le Grand Conseil veut que non seulement la construction de nouvelles antennes de téléphonie mobile dans le canton, mais aussi que toutes les adaptations d'antennes existantes soient soumises à une procédure ordinaire de permis de construire. Même les adaptations dites mineures, qualifiées de cas "bagatelle" par les opérateurs, devront faire l'objet d'une mise à l'enquête publique.

Les députés ont été étonnés d'apprendre que la technologie 5G soit présente dans le canton alors qu'ils avaient voté début mai une recommandation demandant de surseoir à l'installation d'antennes 5G. Le principe de précaution avait été mis en avant.

Comme il n'y a pas eu de mise à l'enquête publique, la population, qui est inquiète des ondes non ionisantes pour la santé - n'a pas pu prendre connaissance de l'installation de la 5G sur des mâts existants. "Il s'agit d'un passage en force des opérateurs téléphoniques", a expliqué la députée Verte Brigitte Neuhaus.

Moratoire pas possible

Le Conseil d'Etat s'opposait à la recommandation. "On a déjà suspendu les autorisations de construire pour les nouvelles antennes et les transformations importantes en attente des études de l'Office de l'environnement sur les impacts potentiels de la 5G. Si cela dure encore des mois ou une année, on ne sera pas loin de l'abus de droit", a déclaré le conseiller d'Etat Laurent Favre, rappelant qu'un moratoire cantonal sur le sujet est illégal.

Laurent Favre a expliqué que les transformations mineures ne sont pas soumises à permis de construire parce que celles-ci se font dans le respect du bilan ionisant et sans augmenter la puissance. "Les émissions restent les mêmes", a-t-il ajouté. Selon le conseiller d'Etat, "cette recommandation sera un frein au développement de cette technologique très utile à notre société".(awp)





 
 
 
 

AGEFI

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