Le sort du congé paternité se joue mercredi au Conseil national

mercredi, 11.09.2019

Le Conseil national s'empare mercredi du congé paternité. L'initiative populaire qui veut quatre semaines pour les jeunes pères n'a que peu de chances. Les députés pourraient toutefois accepter, comme les sénateurs, un compromis sur un congé de deux semaines.

L'initiative "Pour un congé de paternité raisonnable - en faveur de toute la famille" souhaite un congé paternité de 20 jours. (Keystone)

Le sort du congé paternité se joue mercredi au Conseil national. L'initiative populaire qui veut quatre semaines pour les jeunes pères n'a que peu de chances. Les députés pourraient toutefois accepter, comme les sénateurs, un compromis sur un congé de deux semaines.

L'initiative "Pour un congé de paternité raisonnable - en faveur de toute la famille" souhaite un congé paternité de 20 jours pouvant être pris de manière flexible dans l'année qui suit la naissance de l'enfant. Sur le modèle de l'assurance maternité, il serait financé via les allocations pour perte de gains (APG) pour un coût de 400 à 450 millions de francs et garantirait 80% du revenu, mais au plus 196 francs par jour.

Ce texte n'a que le soutien de la gauche. Mais, la Chambre des cantons s'est déjà laissé séduire par le contre-projet indirect. Présenté comme un compromis, il propose un congé paternité de deux semaines. La commission de l'éducation lui a donné son feu vert.
Le congé serait à prendre dans les six mois suivant la naissance de l'enfant, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées. Il serait aussi financé via les APG, à hauteur de 230 millions.

Congé parental

En commission, diverses propositions ont été faites pour transformer ce congé paternité en congé parental. Certains demandent un congé parental de 28 semaines réparties équitablement entre la mère et l'autre parent.D'autres plaident pour une année de congé, dont la moitié serait réservée à chaque parent. D'autres encore souhaitent introduire un congé de 38 semaines; quatorze seraient réservées à chacun des parents et les dix restantes à répartir.

Accueil extrafamilial

Le gouvernement, le PLR et l'UDC sont opposés aux deux projets. Le Conseil fédéral préfère mettre la priorité sur le développement d'une offre d'accueil extrafamilial adaptée aux besoins. A la différence du congé paternité, ces offres aident les parents à concilier vie familiale et professionnelle non seulement juste après la naissance d'un enfant, mais également lorsque celui-ci entre à l'école.

Pour la droite, les assurances sociales ne sont actuellement pas en mesure de supporter les charges supplémentaires qui découleraient d'un congé paternité.(awp)





 
 
 
 

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