Des mini-drones israéliens soulèvent des question en Suisse

jeudi, 23.05.2019

La Suisse veut acheter des mini-drones à la société israélienne ADS, alors que cette entreprise suscite quelques remous.

Dans le cadre du programme d'armement 2019, le gouvernement propose d'acheter des drones de la taille d'un modèle réduit.(Keystone)

Aucune infraction des mini-drones israéliens n'ayant été prouvée à ce stade, le Conseil fédéral ne souhaite pas interrompre le marché. 

Dans le cadre du programme d'armement 2019, le gouvernement propose d'acheter des drones de la taille d'un modèle réduit et récoltant des informations à faible distance du sol.
Leur utilisation est prévue par exemple en cas de catastrophe.

Armasuisse s'est tournée vers les Orbiter 2h de la société Aeronautics Defense Systems (ADS). Dans une interpellation, la conseillère nationale Brigitte Crottaz (PS/VD) s'interroge sur la fiabilité de ce fournisseur.

Le ministère israélien de la défense a ouvert une enquête contre ADS pour contournement éventuel des réglementations en matière d'exportation. L'entreprise a été épinglée par les Etats-Unis suite à des livraisons non autorisées à la Birmanie. Enfin, une société panaméenne est devenue actionnaire de 13% d'ADS, via un négociateur israélien proche du Kremlin.

Une question de la presse a attiré l'attention d'armasuisse sur le sujet. "Mais, à l'heure actuelle, aucune infraction de la part d'ADS n'a été prouvée. Il n'y a donc pas de raison de revoir les affaires en cours", estime le Conseil fédéral dans sa réponse publiée jeudi.

ADS a remporté le marché dans le cadre d'une procédure habituelle. Elle a coiffé au poteau la société polonaise WB Electronics. Dans la liste des candidats invités à soumissionner figuraient également les français Thales et Airbus ainsi que les israéliens Elbit Systems et Bluebird.(awp)





 
 
 
 

AGEFI

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